Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a entamé hier une visite de deux jours en Israë l. A la demande de la Commission israélienne de l’énergie atomique, une rencontre avait été organisée de longue date entre M. Amano et le Premier ministre Netanyahu, mais celle-ci a été annulée il y a quelques jours à cause du départ du Premier ministre en congé dans le nord du pays. Cette annulation est d’autant plus surprenante que M. Netanyahu attache beaucoup d’importance à la lutte contre le projet nucléaire iranien et aux tentatives visant à imposer à Israë l le contrôle de ses sites nucléaires.
Le Premier ministre n’est cependant pas le seul à ne pas avoir trouvé le temps de rencontrer le directeur général de l’AIEA. M. Amano ne rencontrera pas non plus le conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, qui est pourtant responsable du dossier nucléaire au bureau du Premier ministre, pas plus que le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, le vice-ministre, Danny Ayalon, ou le ministre de la Défense, Ehud Barak.
Yukiya Amano sera reçu par le ministre chargé de la Commission de l’énergie atomique, Dan Meridor, qui l’avait déjà rencontré en mai à Washington. Il rencontrera aussi le président Shimon Pérès ainsi que le ministre des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon.
Yukiya Amano, diplomate japonais expérimenté, a pris ses fonctions en décembre dernier. Il est considéré comme beaucoup plus amical envers Israë l que son prédécesseur, Muhammad el-Baradei, avec qui les relations étaient tendues.
Selon la Commission de l’énergie atomique, la visite M. Amano est une visite de travail, à l’invitation du directeur général de la Commission israélienne, Shaul Horev. Le directeur général de l’AIEA a demandé à ce que sa visite se déroule dans la discrétion et c’est pourquoi il ne tiendra pas de conférence de presse. Au-delà de ses rencontres avec les ministres, il visitera la centrale de recherche nucléaire de Nahal Sorek et s’entretiendra avec de hauts fonctionnaires de la Commission de l’énergie atomique et du ministère des Affaires étrangères.