Israë l a prévenu qu’il ne laisserait pas le bateau approcher ; le président libanais, le Premier ministre et le président du parlement refusent eux de rencontrer les organisateurs et de coopérer. Malgré cela, la « flottille des femmes  » devrait partir dimanche de Beyrouth pour Gaza via Chypre.
« Nous ne sommes pas des enfants et personne n’a à nous dire ce que nous devons faire  », a déclaré Samar al-Hajj, l’organisatrice de l’événement. Hier, lors d’une conférence de presse, al-Hajj a souligné que la flottille partirait, malgré les obstacles et que soixante-quinze femmes seront à bord du navire, le Mariam. « Il n’y aura pas d’armes à bord mais uniquement de la nourriture, des médicaments et des jouets pour les enfants de Gaza  », a-t-elle affirmé.
Cette « flottille des femmes  » devrait quitter le Liban dimanche à dix heures du matin et faire escale dans un port chypriote où elle sera confrontée à un premier obstacle. Hier en effet, quelques minutes après la conférence de presse, l’ambassadeur de Chypre à Beyrouth a clairement indiqué que son pays ne permettrait pas au Mariam de jeter l’ancre dans un de ses ports. Israë l pourrait avoir agi en coulisses et convaincu Chypre de se rallier à sa position. Or, à cause de l’état de belligérance entre Israë l et le Liban, un navire libanais ne peut faire route directement vers Israë l, ce qui pourrait entraîner l’annulation de la flottille.