Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a établi, dans une lettre adressée aux membres du Conseil de sécurité, que c’est l’armée libanaise qui a ouvert le feu sur les soldats de Tsahal lors de l’incident qui s’est déroulé il y a deux semaines le long de la frontière nord et au cours duquel un officier de réserve, le lieutenant-colonel Dov Harari, a été tué.
Ces deux dernières semaines, les soldats de la FINUL ont effectué une enquête approfondie pour déterminer qui est responsable de l’incident. Selon un haut responsable israélien, l’enquête de la FINUL établit que les soldats de l’armée libanaise sont à l’origine de l’incident et ont ouvert le feu sur les soldats de Tsahal. Toujours selon cette enquête, l’armée libanaise confirme que ses soldats ont ouvert le feu mais affirme qu’ils ont tiré en l’air et que ce n’est qu’après la riposte israélienne que les soldats ont visé les soldats israéliens.
L’enquête de la FINUL réaffirme que l’arbre que les soldats de Tsahal ont voulu élaguer, qui se trouve au nord de la clôture frontalière, est situé en territoire israélien, au sud de la « ligne bleue  ».
Les conclusions de cette enquête devraient être présentées d’ici la fin de la semaine au pays membres du Conseil de sécurité, en vue notamment d’une réunion du Conseil qui se tiendra le 24 aoà »t et qui sera consacrée au renouvellement du mandat de la FINUL. Il s’agit d’une réunion à caractère technique et les pays membres devraient approuver la prorogation du mandat, mais la France et d’autres pays pourraient essayer de faire porter le débat un peu plus sur le fond.
Israë l souhaite préciser le mandat de la FINUL pour obliger son commandant, le général espagnol Alberto Asarta, à agir avec plus de détermination au Liban-sud, notamment dans les villages. Le gouvernement français, dont des soldats ont été pris à partie ces dernières semaines par des villageois partisans du Hezbollah, souhaite, lui aussi, que le mandat de la FINUL soit explicité pour pouvoir agir avec plus de fermeté au Liban-sud.
Hier, le coordonnateur de l’ONU au Liban, Michael Williams, est arrivé en Israë l pour s’entretenir avec de hauts responsables politiques et militaires de la situation au Liban-sud. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a indiqué à M. Williams qu’Israë l considère comme grave l’incident qui a eu lieu il y a deux semaines. « La ligne qui sépare Israë l du Liban est la ligne bleue, et Israë l a le droit d’opérer au sud de cette ligne. La communauté internationale n’a pas le droit de considérer avec indulgence les tentatives d’estomper la ligne bleue  », a déclaré M. Ayalon.
Alors que, selon certaines informations, une nouvelle flottille pourrait partir dans les prochains jours du Liban en direction de Gaza, Danny Ayalon a demandé à nouveau à l’ONU et à la communauté internationale de tout faire pour empêcher ces flottilles inutiles qui, a-t-il affirmé, sont des provocations et ne contribuent pas à la paix.