Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a tenu hier une conférence de presse à Beyrouth pour tenter d’écarter les accusations selon lesquelles son organisation est impliquée dans l’assassinat du Premier ministre libanais, Rafiq Hariri, en février 2005. Nasrallah, qui, pour la cinquième fois en trois semaines, a prononcé un discours de plus de deux heures, a pointé du doigt Israë l, affirmant que c’est lui qui a commis le meurtre pour obtenir le retrait syrien du Liban. Il a ajouté être prêt à remettre les témoignages dont il dispose à une commission indépendante.
Il s’agit là d’une opération de communication exceptionnelle de la part de Nasrallah qui craint que la Cour internationale de La Haye ne publie prochainement un rapport dans lequel plusieurs hauts responsables du Hezbollah sont accusés d’avoir été impliqués dans l’assassinat de Rafiq Hariri./.