Le voyage de Mohamed ElBaradei, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, en Israë l en faveur d’un Proche-Orient dénucléarisé ressemble fort à un marchandage visant à lier le sort de l’Iran et d’Israë l. Malheureusement, ils n’ont rien à voir.
Les difficultés de l’ONU à contrôler et canaliser le programme nucléaire de l’Iran amènent l’AIEA à impliquer Israë l au nom d’un Proche-Orient dénucléarisé. Les raisons qui poussent Mohamed ElBaradei à lier le sort de l’Iran et d’Israë l est un aveu de faiblesse à contenir l’extension du programme nucléaire militaire de l’Iran.
La pression exercée par l’AIEA sur l’Iran entre dans une nouvelle phase avec l’implication d’Israë l. Cette implication pourrait ultérieurement servir de justification commode à l’ONU pour expliquer la poursuite par l’Iran de son programme militaire.
En mettant sur le même plan l’Iran et Israë l, l’ONU ouvre un marchandage avec Israë l qui relève de la plus grande mauvaise foi. En effet, l’Iran demeure l’une des principales menaces d’Israë l et des deux pays, celui qui maintient un discours belliqueux en faveur de la destruction de l’autre est bien l’Iran et non Israë l. Mohamed ElBaradei le sait bien et pousse Israë l au refus de collaborer à la dénucléarisation du Proche-Orient. Ce refus servira à montrer au monde toute l’irresponsabilité d’Israë l.
Tout ceci est bien sà »r sorti de tout contexte historique, comme si depuis 50 ans les menaces sur Israë l avaient diminué ou que la haine à l’égard d’Israë l dans le monde musulman était moins forte. L’Etat d’Israë l s’est toujours doté des armes de défense nécessaires à sa survie. A l’opposé de l’Iran, Israë l n’a jamais exprimé une volonté de destruction massive contre l’Iran. Le sort de l’Iran et d’Israë l diffère profondément sur ce point. L’Iran veut se doter d’armes atomiques d’attaque tandis que l’Etat d’Israë l ne posséderait que des armes atomiques de défense. Une nuance qui rend le marchandage de l’ONU insoutenable.