Des officiers de Tsahal ont vivement critiqué le rapport supplémentaire qu’a remis Israë l la semaine dernière à l’ONU en réponse au rapport Goldstone. Ce document de trente-sept pages, qui a été rédigé par de hauts responsables du parquet militaire, a été remis à l’ONU vendredi dernier. Il fait la liste des quelques cent cinquante enquêtes, militaires et judiciaires, qui ont été ouvertes à la suite des récriminations dont Israë l a fait l’objet et décrit plusieurs changements dans les procédures de combat en zone habitée.
Parmi ces changements : le rattachement d’un officier chargé des affaires humanitaires à chaque régiment engagé dans les combats ; l’acquisition de moyens pour prendre en charge la population civile au cours des combats ; la redéfinition de la manière dont sont utilisés les mortiers à proximité de zones habitées ou de sites sensibles ; l’amélioration de la manière dont ces sites sensibles tels que les hôpitaux, les mosquées et les installations de l’ONU, sont répertoriés.
Ce rapport fait suite au premier rapport qui a été remis en début d’année à l’ONU et qui décrivait les enquêtes qui avaient été effectuées jusque là .
« C’est un rapport servile et contrit qui réduira de manière notable la marge de manÅ“uvre lors de la prochaine opération  », a déclaré hier un officier qui commandait une unité durant l’opération Plomb Durci. Selon lui, « à cause d’un tel document, qui a valeur juridique, des officiers hésiteront à agir lors du prochain conflit  ». Un autre officier a lui déclaré : « Je ne suis pas sà »r qu’il faille promettre au monde que la prochaine fois il y aura ‘zéro victime’ parmi la population civile. C’est quelque chose qui n’arrivera pas  ».