Le ministère des Affaires étrangères a lancé hier une campagne diplomatique pour empêcher le départ dans les prochains jours d’une nouvelle flottille du Liban vers la bande de Gaza. Les ambassadeurs d’Israë l ont eu pour instructions de transmettre des messages à de hauts responsables aux Etats-Unis, à l’ONU, en Europe et en Egypte, leur demandant de faire pression sur la Syrie et le Liban et de bloquer cette flottille qui, indiquent-ils, n’est qu’une « provocation  » après la levée du blocus civil de la bande de Gaza.
L’organisateur de cette flottille est l’homme d’affaires palestinien Yasser Kashlak, qui avait tenté d’organisé la « flottille des femmes  » du Liban à Gaza. Il y a deux jours, Kashlak a déclaré à un site internet syrien qu’un nouveau convoi de deux bateaux partirait de Tripoli d’ici la fin de la semaine.
De hauts fonctionnaires israéliens affirmaient hier que Yasser Kashlak bénéficie de l’aide du gouvernement syrien et du Hezbollah et qu’il s’agit d’une « provocation délibérée  ». Hier, le ministère des Affaires étrangères a adressé deux télégrammes urgents concernant cette flottille à plusieurs dizaines de postes diplomatiques israéliens.
Israë l espère que l’Egypte contribuera à stopper cette flottille libanaise de la même manière qu’elle avait été en contact avec la Libye pour dévier le navire libyen vers le port d’el-Arish. Israë l espère aussi que le coordonnateur de l’ONU au Liban, Michael Williams, et le gouvernement français feront comprendre aux autorités libanaises qu’Israë l considérerait cette flottille avec une extrême gravité, s’agissant de navires en provenance d’un pays ennemi.