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Ben Gurion versus Obama sur la question de Jérusalem
par Yoram Ettinger - Adaptation : Marc Brzustowski Pour © 2010 lessakele et © 2010 aschkel.info
Article mis en ligne le 12 juillet 2010

1. Les conceptions de David Ben-Gurion –le père fondateur de l’Etat juif- sur Jérusalem sont particulièrement pertinentes, àune époque où le Président Obama incite aux constructions illégales arabes dans Jérusalem (en réprimandant Israë l en cas de démolition d’habitations arabes illégales), tout en faisant pression sur Israë l pour le dissuader de réaliser des constructions juives légales dans la ville capitale du peuple juif. 1100 résidences arabes illégales sont construites chaque année dans Jérusalem et seulement 50 finissent par être démolies.

La position de Ben Gurion sur le rôle unique de Jérusalem est particulièrement éclairante, àune époque où le Processus d’Oslo – et ses dérivées jusqu’àaujourd’hui- a rétrogradé Jérusalem, le Coeur du Peuple Juif et sa captiale éternelle, au rang de simple « article négociable  ». Et ce point est doublement intéressant contre l’effet rétroactif d’un gel de la construction àJérusalem-Est, initié par le Président Obama et enteriné par le Gouvernement israélien.

2. En dépit de mesures de rétorsion aussi étranges qu’impressionnantes,- comprenant un embargo militaire américain et une résolution de l’ONU visant àinternationaliser Jérusalem – Ben Gurion était déterminé àpréserver la souveraineté juive sur Jérusalem. Il réagit de façon constructive aux pressions américaines et globales : en construisant de nouveaux quartiers juifs le long des lignes de cessez-le-feu de 1949, en installant des dizaines de milliers d’Olim (immigrants) juifs dans Jérusalem, en améliorant les infrastructures de transport vers Jérusalem et en relogeant les agences du gouvernement de Tel Aviv àJérusalem. Actuellement, l’Etat Juif est sous pression –par l’Administration Obama – pour diviser Jérusalem, ce qui a pour effet de récompenser le terrorisme et d’alimenter en permanence les violences futures.

3. “Nous devons immédiatement rétablir la Vieille Ville de Jérusalem (Journal de bord de Ben Gurion, 8 juin 1967). « La guerre des Six Jours a restauré la Capitale éternelle du Peuple Juif… Nous devons, dès que possible, transférer les facultés et universités sur le Mont Scopus et y construire des logements étudiants et des bâtiments de facultés. Nous devons ériger des entreprises de haute technologie, au nord et au sud de la Vieille Ville [au-delàdes lignes de cessez-le-feu]. Nous devons installer 20. 000, 30.000 familles juives dans la Vieille Ville (journal de bord de Ben Gurion, 31 juillet 1967)  ».

4. “Comme vous le savez, l’Assemblée Générale de l’ONU a décidé, àune écrasante majorité, d’internationaliser Jérusalem. Cette décision ne sera pas mise en Å“uvre, sous aucun prétexte… Nous ne devons pas collaborer àune telle décision qui ouvre une brèche dans le droit naturel et historique du Peuple Juif àl’égard de Sion… L’Etat d’Israë l n’a jamais eu qu’une seule et unique capitale, la Jérusalem éternelle. Elle était notre capitale il y a 3000 ans et elle demeura notre capitale jusqu’àla fin des temps. Dès que les combats [de 1948/49] se sont achevés, nous avons relocalisé les agences du gouvernement àJérusalem et établi les voies de transport, les infrastructures économiques et techniques nécessaires (Ben Gurion, discours devant la Knesset, 13 décembre 1949). « Jérusalem est une partie intégrante d’Israë l et sa capitale éternelle. Aucun vote de l’ONU ne peut rien changer àce fait historique incontestable (Ben Gurion, discours àla Knesset, 10décembre 1949).

5. “Jérusalem équivaut àla totalité de la Terre d’Israë l. Jérusalem n’est pas juste une implantation centrale juive de plus. Jérusalem est un symbole historique global incomparable. Le Peuple juif et le monde entier pourront nous juger en concordance avec notre fermeté sur la question de Jérusalem (Ben Gurion, « Nos voisins et nous  », p. 175. 1929)  ».
Les dirigeants juifs contemporains marcheront-ils dans les traces de Ben Gurion, ou succomberont-ils aux pressions du Président Obama, de façon àsuspendre l’échec du processus d’Oslo au-dessus de l’avenir de Jérusalem ?


http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3917539,00.html