Après un an et demi de relations tendues, de crises et d’affrontements, le président américain Barack Obama a reçu hier très chaleureusement le Premier ministre Binyamin Netanyahu et a multiplié les efforts pour se montrer amical et proche de son invité, et rejeter toute assertion faisant part d’une crise entre les deux pays ou les deux dirigeants. Obama et Netanyahu se sont entretenus hier en tête-à -tête pendant une heure et demie, avant de donner une brève conférence de presse.
Lors de la conférence de presse, le président Obama a déclaré espérer que les pourparlers directs entre Israë l et l’Autorité Palestinienne commenceraient « bien avant  » l’expiration, fin septembre prochain, du moratoire sur la construction dans les colonies.
Le président américain a exigé qu’Israë l cède à l’Autorité Palestinienne plus des responsabilités sécuritaires en Cisjordanie, et Netanyahu s’est engagé à ce que, d’ici quelques jours ou semaines, Israë l prenne des mesures de confiance vis-à -vis de l’Autorité palestinienne.
« J’ai la conviction que B. Netanyahu veut la paix et est prêt à prendre des risques à cette fin  », a déclaré B. Obama lors de la conférence de presse.
On ignore à quelles mesures de confiance faisaient allusion B. Obama et B. Netanyahu, mais il ne s’agit vraisemblablement pas de transférer à l’Autorité palestinienne le contrôle sécuritaire de nouvelles zones en Cisjordanie. De plus, B.Netanyahu a affirmé à Obama qu’Israë l s’attend à ce que les Palestiniens prennent eux aussi des mesures pour rétablir la confiance comme l’arrêt de l’incitation à la haine anti-israélienne dans les médias ou le retrait des poursuites à l’encontre d’Israë l devant le tribunal international de la Haye.
Lors de la conférence de presse, les deux dirigeants ont évité toute référence directe à la question de la reconduction du moratoire. B. Netanyahu s’est gardé de répondre à une question à ce sujet alors que le président Obama s’est contenté de louer le gel de la construction, estimant qu’il aidera à aboutir aux pourparlers directs. Il n’a pas exprimé explicitement son désir de voir le prolongement du moratoire.