Cette semaine, j’ai choisi comme titre celui d’un article écrit par notre confrère et ami, Jacques Benillouche. Ses mots nous ont touché, sa verve nous a ému, mais par-dessus tout, il a exprimé avec clarté une vérité douloureusement évidente… C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de vous livrer quelques extraits de son message avant de revenir sur le fond… Donc parole à notre ami Jacques Benillouche :
L’expérience de financer un journal est une aventure passionnante surtout s’il s’agit de défendre Israë l ou, pour le moins, donner les clefs pour appréhender le sujet du peuple juif. L’IMPACT avait en France une réputation de journal sérieux et complet. [...]
Nous avions demandé de l’aide sous forme de publicité, de dons de quelques euros mais les lecteurs n’ont pas suivi. Ce qui devait arriver arriva car les poches finissent toujours par se vider. Le journal est mort entrainant avec lui nos certitudes et nos espoirs. On entendit alors le ‘’chœur des pleureuses’’ se lamenter qu’il n’y avait plus rien à lire de positif. […]
L’Histoire bégaie et les leçons ne sont jamais apprises. Aujourd’hui Guysen est en danger de mort et il risque de s’éteindre et de cesser d’émettre parce que 9 euros par mois est une somme colossale pour de nombreux français : le prix d’un café sur les Champs-Elysées, le prix d’un sandwich, le prix d’un gâteau, le prix de la liberté, le prix de la solidarité, le prix de la voix d’Israë l dans le monde. Les pleureuses pourront chanter leur requiem mais il sera alors trop tard.
J’ai honte pour Guysen forcé de mendier, j’ai honte pour le peuple juif français qui ne mesure pas où est son intérêt. J’ai honte pour moi. Mea culpa.
Voilà , le principal n’est-il pas dit ?
C’est vrai, moi aussi j’ai honte.
Honte d’avoir dà » écrire ce texte "trop c’est trop !", honte de devoir infliger une fois de plus à notre président Guy Senbel la dure nécessité de continuer nos appels à la détresse.
J’ai honte pour mes collaborateurs dont vous connaissez certains parce qu’ils passent sur le petit écran mais dont la plupart restent des travailleurs de l’ombre. Depuis plusieurs mois, ils ne ménagent pas leurs efforts pour maintenir la chaîne au niveau de qualité que vous êtes en droit d’escompter et ce malgré les difficultés rencontrées. Aucun d’entre eux ne se plaint, aucun d’entre eux n’a abandonné le navire. Ils savent à quel point leur travail est nécessaire et important pour ceux qui nous lisent ou nous regardent. Je leur rends ici hommage, du fond du cÅ“ur. Sans eux, rien ne serait et surtout ma tâche serait inutile. Quel général pourrait se gausser de gagner une guerre sans armée ?
Mais la honte a aussi gagné d’autres registres. Depuis la publication de "trop c’est trop", nous avons reçu des milliers de messages, la plupart nous soutenant avec ferveur et amour. Pourtant, certains ont été plus virulents voire violents et insultants. Je les en remercie… Cela me donne une force insoupçonnée pour continuer ma mission. Car c’est bien là le cÅ“ur du problème : hurler la vérité à la face du monde pour éteindre la haine et le fiel de ceux qui prônent le mensonge et la désinformation. Oui messieurs, je vous remercie. Plus vous vous acharnerez, plus vous nous donnerez des raisons de continuer notre travail au service d’une information libre et non partisane.
Mais au-delà de la honte, je suis aussi animé d’une immense fierté. Nous avons reçu des messages de tous bords, de tous horizons, religieux ou politiques, et surtout de tous les pays francophones et en particulier du Maghreb. Ces messages étaient des messages de paix et d’encouragement. Si ceux qui nous haïssent nous donnent de la force, imaginez la puissance que ce genre de soutien peut nous procurer.
A nos détracteurs, je dirai simplement ceci : oui nous avons besoin de soutien ! Et notre fond d’investissement, ce sont nos lecteurs, ce sont tous ces amoureux de la vérité, ceux qui veulent savoir pour se faire une opinion, un jugement sà »r et fiable. Vous avez le droit d’avaler toutes les couleuvres que l’on vous présente sur des plateaux dorés mais gare à l’indigestion.
Oui nous lançons un appel ! Un appel à l’objectivité, un appel à la prise de conscience ! Comment peut-on juger sur la base d’un seul témoin. C’est écrit dans tous les textes religieux quels qu’ils soient : tu ne jugeras pas sans avoir deux témoins fiables.
Voilà pourquoi il faut soutenir Guysen. Pour écouter les informations en stéréo. Pour entendre les faits de ses DEUX oreilles. Les mélomanes le savent bien, en stéréo, certains instruments que l’on entend sur une piste, ne figurent pas sur l’autre… Entendre d’une seule oreille, c’est entendre à moitié, c’est perdre la moitié de l’harmonie. C’est seulement lorsque l’on écoute en stéréo que l’on peut décider si la musique est bonne ou pas…
L’élan des lecteurs nous a réchauffé le cÅ“ur et je remercie tous ceux qui spontanément se sont abonnés à Guysen.
Mais cet élan est encore trop faible. Il faut se mobiliser, mobiliser vos amis, votre famille… Jacques Benillouche nous l’a dit plus haut, 9€ c’est à peine le prix d’un café en terrasse sur les Champs Elysées. Abonnez-vous…
Je n’oublierai pas les chefs d’entreprises. Eux aussi peuvent nous aider tout en se faisant le plus grand bien. Annoncez sur Guysen, affectez à Guysen TV une partie de vos budgets publicitaires. C’est une option utile pour votre entreprise et ô combien pérennisante pour nous un numéro à votre disposition : +33147287350
Et puis s’il venait à l’esprit de certains de vouloir participer à cette merveilleuse aventure en investissant dans Guysen, qu’ils sachent qu’ils seront les bienvenus, nous sommes à leur disposition.
Voilà , pardon pour la longueur de cet éditorial mais j’avais tant à dire… Mais comme dit Alfred de Musset par la voix de Chaussin : "point trop n’en faut…".
J’espère que mon message sera entendu afin d’éviter que dans les prochains jours s’élèvent du fond des ténèbres le "chÅ“ur des pleureuses". Mais entre nous, je suis convaincu que ce funeste requiem restera à tout jamais dans les cartons. J’ai confiance en D., j’ai confiance dans la justesse de notre mission, j’ai confiance dans le courage et l’abnégation de notre président Guy Senbel qui depuis 12 ans lutte pour faire entendre la voix de la raison, j’ai confiance en mon équipe et plus que tout, j’ai confiance en vous, chers lecteurs. Je sais de tout temps et de toute éternité que vous ne laisserez pas la voix de la vérité sombrer dans les abîmes.
Merci à tous…
Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, aux mains des terroristes du Hamas depuis 1468 jours. Espérons qu’il pourra rapidement retrouver ceux qui l’aiment et qui souffrent de son absence.
Meïr Azoulay