Ces derniers temps, beaucoup de questions se posent sur le rôle de la Turquie au Moyen-Orient. Ankara serait-il en train de glisser vers l’Est ? Le refus allemand et français d’une adhésion à l’Union européenne aurait-il poussé la Turquie vers l’Iran et les Arabes ? En fait, la politique moyen-orientale de la Turquie n’est pas nouvelle ; quand cela peut leur être utile, tous les gouvernements turcs savent en jouer. Ankara et Téhéran sont parmi les rares capitales musulmanes à avoir reconnu Israë l juste après sa création. Leurs relations avec Tel-Aviv ont longtemps été amicales, avant que l’Iran des Mollahs ne mette Israë l dans le camp du « Grand Satan ». A contrario, la Turquie kémaliste a continué à renforcer ses relations stratégiques avec l’Etat hébreu.
Flottille vers Gaza : Ã quoi joue la Turquie ?
CICAD - Coordination Intercommunautaire contre l’Antisémitisme et la Diffamation
Article mis en ligne le 25 juin 2010