La libération de la Française intervient alors que l’expulsion du détenu iranien est imminente. Au lendemain du retour de Clotilde Reiss en France, Brice Hortefeux a confirmé lundi avoir signé l’arrêté d’expulsion de Vakili Rad, l’assassin de Chapour Bakhtiar, l’ancien Premier ministre du Shah d’Iran, étranglé en 1991 à Suresnes. Les autorités françaises donnent d’ailleurs l’impression de vouloir en finir au plus vite avec cet embarrassant détenu. L’audience du tribunal d’application des peines a ainsi été avancée à neuf heures mardi matin, au lieu du début d’après-midi. Cela laissera toute latitude aux juges de prononcer la libération conditionnelle dans des délais qui lui permettront à Vakili Rad de ne pas rater Paris-Téhéran de 14h35, l’un des deux seuls vols réguliers de la semaine entre les deux capitales.
Reiss-Rad, un parallèle troublant
Par Europe1.fr avec Didier François
Article mis en ligne le 18 mai 2010