Israë l se retrouvera-t-il, lors de la conférence sur le nucléaire qui se tiendra le mois prochain à New York, face à une « embuscade diplomatique  » égyptienne ? Selon l’agence de presse Reuters, l’Egypte a pris la tête d’une initiative qui est soutenue depuis peu par les Etats-Unis et qui vise à pousser Israë l à adhérer au traité de non-prolifération nucléaire.
Selon des diplomates, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France pourraient se joindre à l’appel égyptien en faveur d’une dénucléarisation du Proche-Orient.
La conférence réunira au siège des Nations-Unies les 189 pays signataires du traité de non-prolifération et Le Caire a d’ores et déjà adressé aux participants un projet de résolution dans lequel il regrette qu’aucun progrès n’ait été accompli dans l’application d’une résolution de 1995 qui appelait à la dénucléarisation du Proche-Orient. L’Egypte appellera à convoquer en 2011 une conférence à ce sujet.
Le Premier ministre Netanyahu a évoqué hier cette question dans une interview à la chaîne américaine ABC, soulignant qu’Israë l ne signera pas le traité de non-prolifération. « Si un jour le Proche-Orient connaît une ère messianique dans laquelle le lion habite avec l’agneau, posez-moi à nouveau la question. A ce stade, nous ne changerons pas de politique  ».
Le président syrien, Bachar al-Assad, devrait effectuer aujourd’hui une visite en Egypte, la première depuis la deuxième guerre du Liban. Selon des sources égyptienne citées par la presse arabe, cette visite à été décidée en urgence suite à la tension qu’a provoquée la livraison de missiles Scud au Hezbollah. Le président Assad, qui nie que des missiles aient été livrés, demandera au président Moubarak de faire savoir à Israë l et aux Etats-Unis que ces informations sont fausses.