AFP
Scandaleux et fier de l’être : M. Yan Brossat, président du groupe PCF / Parti de Gauche à la Mairie de Paris doit être mis en examen pour "incitation à la haine raciale" et "complicité de déprédation de mobilier public". Plainte doit être déposée à son encontre : on ne se moque pas ainsi de la Républque.
Deux plaques de l’esplanade David Ben Gourion, inaugurée le 15 avril quai Branly à Paris en présence du maire (PS) Bertrand Delanoë et du président israélien Shimon Peres, ont disparu, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris.
"La disparition de deux plaques avec le nom Ben Gourion a été constatée mercredi", indique-t-on à la préfecture, en précisant qu’"à 16H30 mercredi, la ville de Paris n’avait pas déposé de plainte à ce sujet".
"Nous sommes en train de vérifier la situation", indique-t-on à la mairie de Paris.
Des opposants qui avaient protesté contre l’installation de ces plaques, assurent de leur côté que trois plaques ont été enlevées. "Ce mercredi matin 21 avril, les 3 plaques apposées par la mairie de Paris, en l’honneur du criminel de guerre Ben Gourion... avaient disparu de l’esplanade du Quai Branly !", se sont-ils félicités dans un communiqué.
Une vidéo accompagnant ce message montre un poteau en tube, censé avoir porté une plaque Ben Gourion, cisaillé. Cette vidéo a été mise en ligne sur internet. Lors de l’inauguration de cette esplanade Ben Gourion, premier chef du gouvernement après la création d’Israë l en 1948, une centaine de personnes portant des drapeaux palestiniens avaient manifesté aux cris de "Dehors, Peres, assassin" ou "Israë l assassin, Delanoë complice". La veille, 300 personnes avaient manifesté devant l’hôtel de ville.
Le groupe PCF-Parti de gauche à la mairie, par la voix de son président, Ian Brossat, s’était opposé à cette inauguration en affirmant : "J’avais moi-même soutenu que la ville ne pouvait envisager de dédier un espace à David Ben Gourion sans faire de même pour Yasser Arafat".