Il y a deux semaines, lors de sa rencontre à Washington avec le président français, Nicolas Sarkozy, le président américain, Barack Obama, s’est dit déterminé à continuer à faire pression sur les Israéliens et les Palestiniens pour relancer le processus de paix et mettre en œuvre des meures destinées à bâtir la confiance, même si cela doit avoir pour lui un prix politique à l’approche des élections législatives de novembre.
Les ministres du « Forum des sept  » se sont réunis cette semaine à deux reprises pour débattre des demandes adressées par le gouvernement américain à Israë l. Une nouvelle réunion pourrait se tenir aujourd’hui. A ce stade, la réponse israélienne n’a pas encore été rédigée et on ignore quand l’émissaire américain, George Mitchell, viendra en Israë l. « Pour l’instant, nous n’avons rien à lui dire et c’est pourquoi il ne vient pas. Nous sommes toujours à la recherche de formules qui seraient acceptables pour l’ensemble des parties  », a déclaré un haut responsable israélien.
Selon un diplomate occidental au fait de l’entretien entre MM. Obama et Sarkozy, les deux hommes ont largement évoqué les pourparlers au Proche-Orient. Le président Obama a indiqué que les dernières démarches américaines n’ont pas pour but d’entrer en conflit avec Israë l mais de créer une atmosphère qui permettra au processus de paix d’avancer. Il a ajouté que Washington ne fait pas pression uniquement sur Israë l mais aussi sur les Palestiniens. Le président Obama a cependant émis des doutes quant à la capacité du Premier ministre Netanyahu à faire avancer le processus de paix avec les Palestiniens. Toujours selon ce diplomate, M. Obama se serait dit déçu du fait que le Premier ministre Netanyahu refuse d’abandonner sa coalition de droite.