Quatre organisations palestiniennes présentes dans la bande de Gaza – le Hamas, le Jihad islamique, le FPLP et le FDLP – on décidé de cesser les tirs de roquettes Qassam vers Israë l. C’est ce qu’ont rapporté hier des sources dans la bande de Gaza. Cet accord a été obtenu suite aux lourdes pressions exercées sur les organisations par le Hamas qui craignait que la situation ne dégénère et ne s’embrase face à Israë l. Toutefois, des groupuscules dissidents du Hamas, dont certains sont responsables des tirs effectués récemment, ne se sont eux pas joints à cette trêve.
Dans la bande de Gaza on affirmait hier que le Hamas a intensifié ses patrouilles le long de la frontière pour empêcher les tirs vers Israë l. Plusieurs organes de presse arabes ont fait savoir que l’Egypte exerce une forte pression afin de dissiper la tension entre Israë l et le Hamas, par crainte que celle-ci ne mène à un nouvel embrasement de la région. Un haut responsable égyptien a lui affirmé que Le Caire est en contact avec toutes les parties, dont le Hamas et Israë l, pour tenter de freiner l’escalade.
Cette déclaration de trêve comporte deux points faibles. Le premier : elle n’engage pas les factions « rebelles  » qui se sont séparées du Hamas et sont influencées aujourd’hui par al-Qaïda. Or, ce sont ces factions, qui traitent les dirigeants du Hamas d’impies, qui sont responsables de la plupart des tirs de ces dernières semaines.
Le deuxième point faible est que l’on ignore quelle attitude vont adopter les organisations palestiniennes quant aux opérations le long de la frontière avec Israë l. Tsahal tente dernièrement de créer à nouveau une sorte de zone-tampon de quelques centaines de mètres à l’intérieur de la clôture frontalière à laquelle n’auront pas accès les militants armés palestiniens. Le but de cette manœuvre est de réduire le risque que courent les patrouilles de Tsahal le long de la clôture. Les organisations palestiniennes pourraient néanmoins faire de cette zone-tampon la principale zone d’affrontement, ce qui risque de mener rapidement à un nouveau conflit, comme cela a été le cas avant l’opération Plomb Durci.