Une percée se profile dans les efforts diplomatiques visant à stopper le programme nucléaire iranien : Une source proche des négociations entre les puissances a informé l’agence de presse Reuters que la Russie et la Chine avaient accepté de soutenir la prise de sanctions contre le régime de Téhéran. Selon cette information, les six puissances ont décidé de préparer un projet de résolution pour la prise de sanctions contre l’Iran, projet qu’ils devraient soumettre au Conseil de sécurité à New York. La liste des sanctions sera élaborée dans les jours à venir.
Cette percée a été rendue possible avant-hier lorsque des représentants de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de France et d’Allemagne se sont entretenus par téléphone avec des représentants chinois et russes et sont parvenus à un accord de principe sur la mise en place de cette liste de sanctions.
En effet, la Chine craignait que si elle adhère au régime de sanctions, elle perdra l’une de ses sources essentielles d’approvisionnent en pétrole : l’Iran. Pour la rassurer, Hilary Clinton est partie en Arabie Saoudite, à la demande du président Obama. L’objectif de cette visite était de garantir que l’Arabie Saoudite transférera à la Chine le pétrole dont elle a besoin, au cas où l’Iran perturberait l’approvisionnement. L’Arabie Saoudite, dont l’un des plus grands cauchemars est un Iran nucléaire, s’est engagée auprès des Etats-Unis à pourvoir du pétrole requis par la Chine. Ainsi, l’Arabie Saoudite aurait-elle permis aux puissances occidentales de mobiliser la Chine au service de la coalition internationale.
L’accord de la Russie a été obtenu lors d’entretiens et de rencontres qu’Obama a eus avec le président russe, Dimitri Medvedev. Obama s’est engagé auprès de son homologue russe à reconsidérer le plan de déploiement de missiles lancé par son prédécesseur George Bush, qui avait envisagé de placer des systèmes de défense anti-missile sur les territoires polonais et tchèque.
Toutefois, si la Russie a annoncé sa volonté d’adhérer aux sanctions, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a néanmoins tenu à souligner que son pays ne soutiendrait que des sanctions touchant les responsables du programme nucléaire iranien et non pas le peuple iranien.