A Pékin, on refusait hier de confirmer l’avènement d’un changement dans la politique chinoise à l’égard du nucléaire iranien. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères est revenu hier sur la position traditionnelle de son pays : « Nous continuerons à exercer des pressions pour parvenir à une solution pacifique  ». La confusion ne fait qu’augmenter après la visite surprenante en Chine de Sa’ad Jalili, chargé en Iran du portefeuille nucléaire et des échanges avec la communauté internationale à ce sujet. Jalili essaie de convaincre la Chine de maintenir son opposition aux sanctions.
On estime que même si la Chine rejoint les membres permanents du conseil de sécurité et apporte son soutien aux sanctions, il existe toujours des écarts considérables s’agissant du projet de résolution proposé. La Chine tentera d’atténuer encore davantage le texte proposé par Washington, Paris et Londres, qui est déjà agréé par la Russie.
En attendant, Israë l poursuit ses efforts diplomatiques destinés à convaincre la Chine de soutenir la prise de nouvelles sanctions. Le responsable à Tsahal de la planification et des relations étrangères, le général Amir Eshel, se rendra la semaine prochaine à Pékin. Il s’entretiendra avec des responsables sécuritaires chinois et leur exposera la position d’Israë l sur la course iranienne au nucléaire.
Cette visite a été précédée par celle du chef des renseignements militaires, le général Amos Yadlin, qui a remis à ses interlocuteurs des informations sur les progrès réalisés par l’Iran en vue de la fabrication de l’arme nucléaire. Le porte-parole de l’armée chinoise dont le grade équivaut à celui de brigadier général, était la semaine dernière l’hôte du porte-parolat de Tsahal.
Tsahal estime que le rapprochement avec l’armée chinoise contribue à l’affaiblissement de l’opposition de la Chine aux sanctions contre l’Iran. Lors de discussions avec des responsables israéliens ces dernières semaines, des fonctionnaires et des officiers chinois ont exprimé l’opposition de leur gouvernement au projet iranien de se doter d’arme nucléaire. Toutefois, les responsables chinois ont également souligné l’opposition de la Chine à une opération militaire contre le nucléaire iranien et à la prise de sanctions contre l’Iran.