Le président syrien, Bachar Assad, a déclaré il y a deux semaines, lors d’une discussion avec d’anciens hauts responsables de la Maison Blanche, que la politique erronée qu’ont menée les Etats-Unis au Proche-Orient ces dix dernières années a créé un « vide  » qu’ont rempli d’autres pays tels que l’Iran ou la Turquie.
Le président syrien s’est dit cependant satisfait de l’entretien qu’il a eu récemment avec le sous-secrétaire d’Etat américain, William Burns. Il a également indiqué que les relations de son pays avec l’Iran, le Hezbollah et le Hamas « ne sont pas négociables  ».
Flynt et Hillary Leverett, deux anciens membres du conseil pour la sécurité nationale sous les gouvernements Clinton et Bush, ont rapporté hier sur le site internet de l’institut qu’ils dirigent, que pour Bachar Assad, l’implication de plus en plus importante de l’Iran dans la région ne représente pas « de nouvelles ambitions  » de la part de Téhéran.