La Syrie est prête à envisager une paix et une normalisation par étapes avec Israë l, de telle manière qu’après un retrait de la moitié du plateau du Golan, les deux pays déclarent la fin de l’état de conflit entre eux. C’est ce qu’a affirmé au Haaretz une chercheuse britannique qui, en décembre dernier, a rencontré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moualem.
Gabrielle Rifkind, qui dirige le programme sur le Moyen-Orient de l’Institut britannique Oxford Research Group, s’est rendue à plusieurs reprises à Damas avec un groupe d’experts en résolution de conflits. Sa dernière visite remonte à décembre dernier. Selon elle, Walid Moualem aurait déclaré que, dans le cadre d’un plan de paix par étapes, un retrait de 75 % du territoire conquis par Israë l en 1967 permettra l’ouverture d’un bureau d’intérêt israélien au sein de l’ambassade des Etats-Unis à Damas. Une fois le retrait achevé, une ambassade de Syrie sera ouverte en Israë l. M. Moualem a souligné que « la Syrie souhaite la paix, mais Israë l doit reconnaître les droits de la Syrie sur le moindre centimètre du Golan. C’est pour nous une terre sacrée, il s’agit d’une question d’honneur  ».
Concernant la rupture des relations avec le Hamas et le Hezbollah, Walid Moualem aurait indiqué que la Syrie est un Etat souverain et que ces questions, comme celle des relations entre Damas et Téhéran, ne seront traitées qu’après le retrait israélien du Golan. « Du point de vue d’Israë l, c’est là l’aspect le plus problématique de la position syrienne. D’un point de vue de résolution de conflits, la Syrie peut servir d’intermédiaire entre Israë l, le Hamas et le Hezbollah, ce qui augmentera les chances de parvenir à un cessez-le-feu à long terme  », a déclaré Gabrielle Rifkind.