Les négociations entre Israë l et l’Autorité palestinienne reprendront la semaine prochaine, après une période de paralysie de plus d’un an. Selon un haut responsable israélien, le ministre autrichien des Affaires étrangères, qui était cette semaine en Israë l et dans les territoires palestiniens, a informé de hauts responsables israéliens que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen), a confirmé qu’il donnerait au gouvernement américain son accord pour la reprise des pourparlers.
Selon ce haut responsable, Abou Mazen a dit au ministre autrichien que les négociations, qui seront indirectes et se feront par le biais des Américains, reprendront la semaine prochaine. Hier, Abou Mazen a rencontré l’adjoint de l’émissaire américain George Mitchell, David Hale. Ce dernier lui a fait part d’une série d’éclaircissements et de garanties américaines concernant les négociations, dont un calendrier pour les négociations et pour le passage à des pourparlers directs ainsi que des éclaircissements concernant le statut des frontières de 1967. On ignore en quoi consistent ces derniers éclaircissements.
Pour l’heure on ignore si les pourparlers se tiendront en Israë l ou à Washington. Les Etats-Unis ont informé Israë l du contenu des entretiens de M. Hale à Ramallah. La semaine dernière, les émissaires israéliens Yitzhak Molho et Mike Herzog étaient à Washington pour clarifier la position israélienne concernant les conditions de reprise des négociations.
Selon un haut responsable israélien, Israë l souhaite que les « pourparlers de proximité  » indirects soient les plus brefs possibles et que d’ici quelques semaines, deux ou trois mois tout au plus, l’on passe à des négociations directes sur les sujets essentiels que sont les frontières, les réfugiés, Jérusalem et les arrangements de sécurité.
Le ministre de la Défense, Ehud Barak, se rendra la semaine prochaine à Washington où il rencontrera son homologue, Robert Gates, et le conseiller pour la sécurité nationale, James Jones. Il sera ensuite à New York pour y rencontrer le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon.