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Hassan Nasrallah : Si Israë l bombarde Beyrouth nous attaquerons l’aéroport Ben-Gurion / Barak Ravid, Amos Harel et Avi Issacharof – Haaretz
Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israë l
Article mis en ligne le 17 février 2010

Le président iranien, Mahmud Ahmedinejad, a affirmé hier qu’Israë l prévoit de déclencher prochainement une guerre. « Selon les informations dont nous disposons, Israë l prévoit de déclencher une guerre au printemps ou àl’été prochain. La résistance et les pays de la région anéantiront ce régime imposteur s’il lance une quelconque opération  », a-t-il déclaré.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s’est joint hier aux menaces, déclarant que lors du prochain affrontement, le Hezbollah bombardera des sites semblables àceux que Tsahal attaquera au Liban.

De hauts responsables militaires israéliens font le lien entre ces deux déclarations. Selon eux, l’Iran fait croire intentionnellement àses alliés qu’Israë l s’apprête àles attaquer au cours des prochains mois. « Les Iraniens savent qu’aussi bien Israë l que la Syrie ou le Hezbollah n’ont pas intérêt aujourd’hui àce qu’un conflit se déclenche àla frontière nord. Ils cherchent cependant àattiser la tension dans le nord, alors que l’on se dirige vers des sanctions internationales contre eux, pour créer un nouvel équilibre de la terreur face àl’Occident mais aussi pour détourner l’attention du programme nucléaire en la focalisant sur des problèmes plus urgents tels qu’un affrontement entre Israë l et le Hezbollah  ».

« Nous ne prévoyons aucune guerre  », a déclaré hier le Premier ministre Netanyahu au terme de sa rencontre avec le Premier ministre russe, Vladimir Poutine. « Ce sont les Iraniens qui ont tout d’abord parlé d’une guerre avec la Syrie et maintenant de ça. Cela vient d’eux et fait partie de leurs manÅ“uvres  ». M. Netanyahu a ajouté : « Je ne serais pas étonné si on me disait que cette attitude de l’Iran est le résultat de l’intensification des débats concernant des sanctions àleur égard au Conseil de sécurité des Nations-Unies  ».

Le Premier ministre Netanyahu s’est entretenu hier pendant deux heures avec Vladimir Poutine, dont une heure et demie en tête àtête. Cette rencontre a été essentiellement consacrée àl’Iran. M. Netanyahu a évoqué la vente de missiles anti-aériens S-300 àl’Iran ainsi que la vente d’armes russes àla Syrie. « Ce que j’ai dit hier après ma rencontre avec le président Medvedev est valable aussi après mon entretien avec le Premier ministre Poutine. M. Poutine m’a indiqué que la Russie ne rompra pas l’équilibre au Proche-Orient et que l’intérêt de la Russie est de préserver le calme dans la région  », a déclaré M. Netanyahu.

Le Premier ministre a insisté auprès de Vladimir Poutine sur la nécessité d’imposer des sanctions sévères àl’Iran portant notamment sur l’exportation de pétrole et l’importation de produits pétroliers raffinés. Il a mis en garde contre une course àl’armement nucléaire qui transformerait le Moyen-Orient en « poudrière nucléaire  ». « La Russie comprend bien le problème que pose l’armement de l’Iran. Il y a un certain rapprochement entre les points de vue israélien et russe àce sujet  », a-t-il déclaré.

Le dossier iranien a également été évoqué lundi soir lors d’une rencontre impromptue entre Binyamin Netanyahu et le Premier ministre grec, George Papandréou. En effet, M. Netanyahu et son épouse étaient allés dîner au café Pouchkine lorsqu’ils ont rencontré M. Papandréou àune table voisine.

Après avoir parlé de sujets économiques et de la crise que connait la Grèce, M. Papandréou a abordé le dossier iranien. M. Netanyahu a dit àson homologue grec que si l’Iran obtient l’arme nucléaire, cela risque de pousser la Turquie voisine àtenter elle aussi de l’obtenir. « L’obtention de l’arme nucléaire par l’Iran fera que la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Egypte s’armeront également et cela aura des répercussions dans le monde entier. Il faut que nous nous mobilisions ensemble pour stopper cela  », a-t-il déclaré.