C’était il y a un mois, jour pour jour. Le 12 janvier à 16H53. En 37 secondes, une secousse sismique a détruit une ville, ruiné un pays, rendu un peuple misérable plus vulnérable encore. La communauté internationale s’est mobilisée. Le bilan médiatique des promesses est considérable. On parle de milliards de dollars pour Haïti, parce que la dette est infinie. Pourtant, les Haïtiens n’ont pas toujours de quoi manger. Un million de sinistrés se désespèrent toujours. A la frontière de la République Dominicaine, lieu principal du passage d’énormes camions chargés de vivres, les trafics en tous genres sont spectaculaires. Les sacs de riz tombent des chargements et se négocient à prix d’or à quelques dizaines de mètres de la zone de transit. Les trafiquants agissent sans complexe dans la ville frontière de Malpasse, qui porte si bien son nom.
Avec les enfants d’Haïti
Par David Weizmann envoyé spécial à Haïti pour Guysen International News
Article mis en ligne le 12 février 2010