A quelques jours de sa réponse attendue aux accusations du rapport Goldstone, Israë l a dà » faire face hier, lors d’une réunion du Conseil de sécurité, à d’autres accusations selon lesquelles les ripostes des colons dans le cadre de leur politique du « prix à payer  » ont entraîné une vague de violence contre les Palestiniens.
Lors de la réunion périodique du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Proche-Orient, le sous-secrétaire de l’ONU, Oscar Taranco, a affirmé que 107 incidents violents visant des Palestiniens ont eu lieu dans le cadre de cette politique du « prix à payer  ».
Dans le rapport précédent, le représentant des Nations-Unies mentionnait déjà les violences commises par des colons, mais hier ces critiques se sont transformées en accusations, la responsabilité d’Israë l étant évoquée.
Osacar Taranco a affirmé que malgré la décision concernant le gel de la construction dans les territoires, celle-ci se poursuit. Il a ajouté qu’Israë l a démoli une centaine de maisons palestiniennes à Jérusalem-est.
Les participants à la réunion s’en sont surtout pris à « la construction dans les colonies de Jérusalem-est  ». L’ambassadeur de Grande-Bretagne aux Nations-Unies, Mark Lyall, a fait part de son inquiétude face à « l’annonce israélienne de nouvelles colonies à Jérusalem-est  ». L’ambassadeur de France, Gérard Araud, s’en est pris à la construction à Jérusalem-est : « Aucune paix ne sera possible si l’on ne cesse toute construction dans les colonies, y compris à Jérusalem-est  ».
Face aux accusations concernant la politique du « prix à payer  », l’ambassadrice d’Israë l aux Nations-Unies, Gabriela Shalev, a affirmé que les briefings du Conseil de sécurité sont « partiaux, incomplets, déséquilibrés et ne font pas avancer la paix  ».