L’Arabie saoudite se joint à l’effort égyptien destiné à faire redémarrer les pourparlers entre Israë l et l’Autorité palestinienne et essaie d’obtenir le soutien de la Syrie pour faire en sorte que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen) se rassoie à la table des négociations.
Au cours des entretiens diplomatiques intensifs qu’il a tenus hier à Sharm el-Sheikh, le président égyptien, Hosni Moubarak, a présenté son plan au ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, lequel s’est ensuite rendu à Damas pour en faire part au président syrien, Bachar Assad.
Le président Moubarak s’est également entretenu hier avec le roi Abdallah de Jordanie qui a accordé son soutien au plan égyptien.
Selon la presse arabe, le plan égyptien, qui a d’ores et déjà obtenu l’aval du gouvernement américain, sera présenté dans son intégralité au président Obama et à la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, la semaine prochaine lors de la visite à Washington du chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, et du ministre des Renseignements, Omar Suleiman.
Selon des sources égyptiennes, Mahmud Abbas « s’est dit prêt à accepter le plan égyptien, à condition qu’il ait le soutien des dirigeants arabes. C’est pourquoi l’Egypte et l’Arabie saoudite s’efforcent d’aligner les positions des différents pays pour fournir à Mahmud Abbas l’appui nécessaire  ».
Les détails du plan égyptien restent pour l’heure confidentiels mais selon la presse arabe, il prévoit des pourparlers intensifs qui prendront fin d’ici deux ans avec la déclaration d’indépendance de l’Etat palestinien. Auparavant, Israë l devra prendre l’engagement « secret  » de cesser la construction dans les colonies et à Jérusalem-est, sans l’annoncer publiquement.
Parallèlement, Israë l annoncera des mesures destinées à bâtir la confiance, telles que la levée de barrages en Cisjordanie, et la libération de prisonniers de premier plan dont le chef du Tanzim, Marwan Barghuti, et le secrétaire général du FPLP, Ahmed Saadat.
Le plan égyptien et les efforts saoudiens ont pour autre objectif la réconciliation entre le Fatah et le Hamas. Selon des sources égyptiennes, l’Egypte et l’Arabie saoudite auraient accepté de reconnaître un gouvernement d’union nationale dont le Hamas ferait partie, si l’organisation signe le plan de réconciliation, comme l’a déjà fait Mahmud Abbas.