Bandeau
DESINFOS.COM
Slogan du site

Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit
pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël

La majorité pro-arabe automatique de l’ONU adopte en catimini une nouvelle résolution anti-israélienne
Article mis en ligne le 7 mai 2004

L’ONU a voté par 140 contre 6 en faveur d’une résolution déclarant que les Palestiniens ont "le droit àla souveraineté"’ sur des territoires et Jérusalem Est

Le délégué d’Israêl àl’ONU, Dan Gillerman rappelant l’assassinat dimanche dernier d’une mère israélienne enceinte et de ses quatre enfants âgés de 2 à11 ans, a qualifié de "moquerie" la séance d’aujourd’hui.

Le refus par les Palestiniens d’honorer leurs obligations de prendre des mesures de réforme clefs, de mettre fin àla corruption est maintenant notoire. La partie palestinienne n’a assumé aucune de ses obligations dans le cadre de la première phase de la Feuille de route, a considéré le représentant israélien.

Il a souligné qu’il y a deux jours, le Quatuor avait publié une déclaration importante sur le processus de paix au Moyen-Orient réaffirmant le principe de base selon lequel aucune partie ne devait prendre "des actions unilatérales qui s’efforcent de prédéterminer des questions qui ne peuvent être résolues que par la négociation et l’accord".

L’Assemblée générale est priée d’adopter une résolution qui sape cette déclaration, a-t-il déclaré. Selon lui, ce principe est essentiel au processus de paix et fait partie de tous les accords de paix signés entre les parties, de même que les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité. Il a été récemment lui-même réaffirmé par Israë l dans le cadre de son retrait prévu de Gaza et de parties de la Cisjordanie.

Ce plan de retrait est complètement compatible avec les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, avec la Feuille de route et avec les précédentes propositions de paix, a affirmé M. Gillerman.

Selon lui, un compromis ne peut pas ignorer les liens historiques et naturels du peuple juif avec sa patrie, pas plus qu’il ne peut ignorer les revendications légitimes du peuple palestinien.

Malgré ces principes clairs, l’OLP s’efforce une fois de plus de faire participer l’Assemblée générale àdes questions de statut définitif. Selon lui, elle retourne àdes schémas plus familiers en poussant, comme elle l’a fait pendant des décennies, àune résolution qui vise àinfluencer le processus de paix. Il faut, a-t-il assuré,

s’en tenir àla Feuille de route et arrêter d’appuyer des textes litigieux. Ce projet de résolution, a-t-il ajouté, ne nous offre aucune manière d’avancer. Il ne contient aucun élément clef contenu dans la déclaration du Quatuor et sape un point central du processus de paix réaffirmé par le Quatuor lui-même.


Texte intégral d’une dépêche d’Associated Press sur le sujet (mais où est passée la déclaration du délégué d’Israêl àl’ONU, Dan Gillerman ?)

L’Assemblée générale de l’ONU affirme le droit des palestiniens àla souveraineté sur ses territoires

Malgré des objections d’Israë l et des Etats-Unis, l’Assemblée générale de l’ONU a approuvé jeudi une résolution affirmant le droit des Palestiniens àla souveraineté sur la Cisjordanie, la Bande de Gaza et Jérusalem-Est.
Le texte de la résolution a été modifié durant d’intenses négociations qui ont permis àla délégation palestinienne d’obtenir le soutien des pays de l’Union européenne. La résolution a été finalement votée à140 voix contre 6n avec 11 abstentions.

Les responsables palestiniens ont poussé au vote de cette résolution, notamment àcause du soutien apporté par le président américain George W. Bush au plan du Premier ministre israélien Ariel Sharon de garder certaines zones de la Cisjordanie dans le cadre du processus de paix au Proche-Orient.
Qualifiant la résolution d »’inappropriée et malvenue », le vice-ambassadeur américain àl’ONU, James Cunningham, a estimé qu’elle « nuira et n’améliorera pas les efforts de paix ».

Mais selon Nasser Al-Kidwa, l’observateur palestinien àl’ONU, les échanges récents entre MM. Sharon et Bush sur le statut des terres de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie violent la loi internationale et représentent « une tentative de conférer une légitimité àcertaines des colonies illégales d’Israë l » et de nier les droits des réfugiés palestiniens.

« La question est la terre et l’occupation militaire de cette terre depuis près de 37 ans », a-t-il souligné. « Il s’agit du refus d’Israë l de mettre fin àcette occupation et de son refus d’adhérer au droit international ».

La résolution qui n’a pas de force légale affirme en accord avec les résolutions de l’ONU et les principes du droit international que « le peuple palestinien a le droit àl’auto-détermination et àla souveraineté sur son territoire ».

Ce texte précise également que « le statut du territoire palestinien occupé depuis 1967, comprenant Jérusalem-Est, est celui d’une occupation militaire ».