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Un conseiller d’Abou Mazen : Nous n’avons pas confiance en Israë l / Amit Cohen – Maariv
Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israë l
Article mis en ligne le 22 novembre 2009

Les nouvelles démarches diplomatiques destinées àcontrer le projet des Palestiniens, qui entendent saisir le Conseil de sécurité des Nations-Unies pour que celui-ci reconnaisse un Etat palestinien, ne semblent pas impressionner l’Autorité palestinienne.

« Avec Israë l, les solutions provisoires deviennent permanentes  », affirme le conseiller politique d’Abou Mazen, Nimar Hamed, qui accompagne le président palestinien dans le cadre de sa visite en Amérique du sud.

Nimar Hamed évoque la proposition selon laquelle un Etat provisoire serait créé sur près de la moitié de la Cisjordanie, un projet qu’il juge problématique. « Comment peut-on convaincre qui que ce soit que cela aura une suite ? que la construction àJérusalem et àAriel cessera ?  », s’interroge Hamed. Les Palestiniens ont déjàfait savoir qu’ils étaient fermement opposés àtoute solution provisoire.

Le conseiller d’Abou Mazen mentionne aussi le plan diplomatique publié par Shaul Mofaz mais ajoute que les Palestiniens ne lui attribuent pas une grande crédibilité. « Nous n’avons confiance dans aucune proposition de reprise des pourparlers qui ne parle pas d’un arrêt complet de la construction dans les colonies  », affirme Hamed.

Nimar Hamed explique que la saisie du Conseil de sécurité « n’est qu’une option  », mais de ses propos on comprend que l’Autorité palestinienne s’est bien préparée àcette démarche. « Avant d’entamer des négociations, nous voulons des garanties  », dit-il. « En 1947 il y a eu un plan de partage, alors pourquoi n’y aurait-il pas aujourd’hui de résolution du Conseil de sécurité qui reconnaîtrait un Etat palestinien dans les frontières de 1967 ? Ce serait une garantie suffisante. Nous négocierons ensuite sous contrôle international afin d’appliquer cette résolution sur le terrain  ».