Le juge Richard Goldstone a accordé une interview au journal juif américain Forward pour tenter d’apaiser les réactions suscitées jusqu’ici par son rapport sur l’opération Plomb durci.
« Si c’était un tribunal, rien de ce que contient le rapport ne serait une preuve valable  », a-t-il déclaré. Selon lui, les conclusions auxquelles il est parvenu et selon lesquelles des crimes de guerre auraient été commis, sont des conclusions au conditionnel destinées à servir de « feuille de route  » à des enquêtes indépendantes de la part d’Israë l et des Palestiniens.
Parallèlement, la tension s’avive entre Israë l et la Suède, le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, ayant fait savoir, dans une déclaration officielle, que son pays accepte les conclusions du rapport Goldstone. M. Bildt a déclaré que ce rapport est digne de considération et a appelé à agir sur sa base. Il a toutefois souligné que le lieu où doit avoir ce débat est le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies. Il a également affirmé qu’Israë l avait « commis une erreur  » en décidant de ne pas coopérer avec la commission Goldstone.
Ces propos ont provoqué la colère de Jérusalem. « La réaction du ministre suédois des Affaires étrangères est on ne peut plus décevante  », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ygal Palmor.
Par ailleurs, selon un sondage réalisé au début du mois par l’institut Hagal Héhadash pour l’Initiative de Genève, 52 % des Israéliens sont satisfaits de l’action diplomatique du Premier ministre Netanyahu et estiment qu’il fera les concessions nécessaires pour parvenir à un accord permanent avec les Palestiniens. 56 % des Israéliens soutiennent les principes d’un accord sur la base de l’Initiative de Genève mais ne croit pas que l’on puisse pour l’heure parvenir à un tel accord.