« L’Iran ne constitue pas une menace existentielle pour Israë l  ». C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Défense, Ehud Barak, lors d’une interview spéciale accordée au Yediot Aharonot à l’occasion du nouvel an juif.
En réponse à des questions sur le programme nucléaire iranien, M. Barak a indiqué qu’il « ne fait pas partie de ceux qui pensent que l’Iran place Israë l face à un danger existentiel. Israë l est fort et je ne vois pas qui pourrait constituer une menace existentielle pour lui. Toutefois, je pense que l’Iran est un défi pour Israë l et pour le monde entier  ».
Rappelons qu’auparavant, Ehud Barak avait qualifié la course iranienne à l’armement de menace existentielle. Le choix de cette nouvelle formule pourrait être dà » à son sentiment que l’administration américaine n’envisage pas de recourir à l’option militaire contre l’Iran. Interrogé sur la possibilité d’une attaque israélienne en Iran, Ehud Barak affirme : « L’heure est à la diplomatie et au durcissement des sanctions. Il est préférable de faire les deux en même temps  ».
Barak a par ailleurs été interrogé sur l’argument iranien selon lequel puisqu’Israë l possède l’arme nucléaire, l’Iran devrait également y avoir droit. « Je n’ai jamais dit que nous possédons l’arme nucléaire  », a-t-il répondu. « Il n’existe aucune symétrie entre nous et l’Iran ou d’autres pays de la région. Israë l n’a jamais menacé l’existence d’aucun autre pays de la région, alors que les ennemis d’Israë l ont à plusieurs reprises essayé de le détruire. L’Iran brandit, aujourd’hui encore, la menace de détruire Israë l  ».
Enfin, à la question de savoir s’il soutiendrait un accord de dénucléarisation de toute la région, y compris Israë l, il a répondu par la négative. « Lorsque le monde musulman tout entier, de Marrakech au Bangladesh, se comportera comme en Europe occidentale, il sera possible de négocier une dénucléarisation  », a-t-il expliqué.