/ Tzvika Brott – Yediot Aharonot
La convention travailliste se réunira aujourd’hui à Tel-Aviv pour voter des modifications aux statuts du parti, à la demande de son président, le ministre de la Défense Ehud Barak. Les adversaires de M. Barak menacent quant à eux d’une scission au cas où ces modifications seraient adoptées.
En plus des quatre députés « rebelles  » (Ophir Pinès, Eitan Kabel, Yuli Tamir et Amir Péretz) et de la députée Shelly Yahimovitz, qui s’opposent tous au changement des statuts, les ministres Yitzhak Herzog et Avishaï Braverman ont également fait part de leur intention de ne pas soutenir Ehud Barak. M. Herzog a fait savoir hier qu’il pourrait s’absenter de la conférence. Les quatre rebelles devraient également boycotter le vote, tandis que Mme Yahimovitz a indiqué hier qu’elle n’avait pas encore décidé si elle viendrait s’exprimer ou non. Quant au président du groupe parlementaire travailliste, Daniel Bensimon, il hésite toujours. « Je souhaite de tout cÅ“ur que cette conférence se termine par un accord, et qu’on y travaille jusqu’au dernier moment  », a-t-il déclaré hier.
« Le seul compromis acceptable serait de tout arrêter, de mettre en place une commission d’experts et d’ouvrir un véritable débat sur la question du changement des statuts  », a avancé pour sa part le député Eitan Kabel, l’un des rebelles. M. Kabel estime que si la convention adopte les modifications proposées, les quatre députés rebelles parviendront à mobiliser d’autres députés et à faire officiellement scission, ayant réussi à réunir au moins un tiers du groupe parlementaire.
Dans l’entourage d’Ehud Barak on est convaincu qu’il sera possible de convaincre les membres de la convention de voter pour la proposition. On estime que même en l’absence de compromis, vu les rapports de force qui prévalent au sein de la convention, le ministre de la Défense parviendra à convaincre les membres de la convention de soutenir son plan, comme il est parvenu à les convaincre de rejoindre le gouvernement Netanyahu. Reste à savoir s’il parviendra également à convaincre ses opposants au sein du groupe parlementaire de ne pas quitter le parti.