/ Alex Fishman – Yediot Aharonot
[…] En vérité, Mitchell a déjà en poche la formule suivante : Israë l n’aura pas le droit de construire au-delà des terres qui sont déjà construites. Puisque 14 % du terrain où, selon les plans israéliens, il est prévu de construire ont déjà été utilisés, sur les 86 % restants, il ne sera pas permis d’effectuer ne serait-ce que des travaux d’infrastructure. Cela inclut l’élargissement des colonies et la création de nouveaux quartiers.
Cette formule devrait à l’avenir faire partie du plan régional qu’élabore Mitchell pour le président, mais pour l’heure, il n’a pas hâte de l’exposer. Si Netanyahu accepte une quelconque formule concernant un gel de la construction, ce sera à lui de la remettre comme un hommage au président Obama lors de leur rencontre prévue pour la fin du mois d’aoà »t.
L’équipe de Mitchell évoquait à nouveau cette semaine la conférence internationale. Au cours des derniers mois, ils ont passé ici de longues semaines et ont examiné tous les débats et pourparlers avec les Palestiniens depuis Oslo. Pourquoi telle démarche a réussi et pourquoi telle autre a échoué. Ils ont feuilleté un document après l’autre et en ont tiré des conclusions. La formule d’Annapolis, par exemple, ne les a pas franchement convaincue. Celle de la conférence de Madrid, en revanche, leur a beaucoup plu.
Mitchell a en tête une conférence internationale comme démarche pour lancer un processus régional. Sur ce sujet il a un allié en la personne d’Ehud Barak qui croit, lui aussi, que la solution dans le dossier palestinien doit faire partie d’une solution régionale globale.
Une conférence internationale, cela signifie une délégation israélienne siégeant face aux Syriens, une deuxième face aux Palestiniens et une troisième face au représentants du « reste du monde arabe  ». Une telle conférence s’intègre à l’ébauche de calendrier que dicte Washington au Proche-Orient : A la mi-aoà »t, après la convention du Fatah, Mitchell reviendra dans la région pour accélérer les négociations entre Israë l et l’Autorité palestinienne. A la fin du mois, Obama et Netanyahu se rencontrent et se mettent d’accord sur les principes d’un accord régional. Le plan Mitchell deviendra alors de fait un plan présidentiel dont le lancement sera proclamé fin septembre, lors de l’assemblée générale de l’ONU.
La conférence internationale se tiendra autour de janvier. Commenceront alors des pourparlers qui dureront un an, ce qui nous mène à janvier 2011, date à laquelle Obama sera à mi-mandat et demandera, si ce n’est un accord régional fin prêt, tout au moins un pas significatif en vue d’un tel accord.
En Israë l on estime que le président n’insistera pas sur le mois de janvier. Même s’il faut attendre juillet 2011, cela suffira à son bonheur. Tout le monde sait bien qu’en un an, on ne peur parvenir à un accord global.