Barak Ravid, Amos Harel et Jacky Houri – Haaretz
Israë l estime que le Hezbollah risque d’envenimer la tension à la frontière nord par le biais de manifestations et de protestations populaires de civils libanais dans la zone du mont Dov, à l’instar de ce qui s’est produit il y a une semaine. Des responsables onusiens partagent cette opinion.
Le ministère des Affaires étrangères et Tsahal ont transmis ces derniers jours au Liban un message ferme par l’intermédiaire de l’ONU dans lequel Israë l précise qu’il tiendra le gouvernement libanais pour responsable de toute opération qui sera lancée contre lui du territoire libanais. Israë l a ajouté qu’il ne fera plus preuve de réserve à l’égard des marches de civils libanais et que toute violation de l’ordre entraînera une réaction violente.(…)
Sur fond des craintes israéliennes d’un embrasement, le coordonnateur spécial de l’ONU pour le Liban, Michael Williams, a effectué il y a plusieurs jours une visite en Israë l. (…)
Williams a indiqué que le Hezbollah envisage d’organiser de nouvelles manifestations sur le modèle de la manifestation au village de Shaba. Si cet incident s’est produit, estime-t-il, c’est parce que « le Hezbollah a intérêt à provoquer une escalade mesurée pour renforcer son statut en vue de la formation d’un nouveau gouvernement libanais  ». Le coordonnateur de l’ONU a ajouté que le Hezbollah « estime qu’il est possible de mobiliser l’opinion libanaise grâce à des opérations civiles et populaires contre Israë l  ».