Orly Azoulay et Itamar Eichner – Yediot Aharonot
Bien que le Premier ministre Netanyahu n’ait pas encore déclaré qu’il accepte le principe de deux Etats, et malgré la poursuite de la controverse concernant le gel de la construction dans les colonies, le président américain, Barack Obama, ne cesse de promouvoir son projet de paix dont l’objectif final est la création d’un Etat palestinien avant la fin de son mandat en 2012.
Selon le plan Obama, au cours des dix-huit mois à venir s’établira un dialogue significatif entre Israë l et les Palestiniens visant à obtenir une avancée qui permettra de déclarer l’indépendance de l’Etat palestinien dès 2012. Cet été, Obama prononcera un discours dans lequel il présentera les grandes lignes de son plan.
A la Maison Blanche on attend encore les réponses du Premier ministre Netanyahu concernant deux questions centrales : Israë l arrêtera-t-il la construction dans les colonies ? Israë l s’engagera-t-il à entamer des pourparlers sur la base du principe de deux Etats ? Des réponses seront données, du moins partiellement, dans le discours que prononcera Netanyahu dimanche à l’université Bar-Ilan. Netanyahu devrait semble-t-il se déclarer prêt à participer à une démarche conduite par le communauté internationale et visant à obtenir une paix régionale.
Dans le cadre de cette démarche, Israë l devrait accepter la création d’un Etat palestinien dans des frontières provisoires, une idée qu’avaient rejetée les Palestiniens de crainte que ces frontières provisoires ne deviennent permanentes. Netanyahu considère ce discours comme sa véritable investiture et compte dévoiler le programme politique qu’il a élaboré au cours des dix dernières années.
Parmi les moyens évoqués pour promouvoir un accord régional, l’organisation d’une conférence internationale à laquelle participeraient Israë l, les pays arabes modérés, les Palestiniens, les Américains ainsi que d’autres pays qui s’engageront en faveur du processus.
En coulisses, il existes des contacts diplomatiques intensifs entre Israë l, les Etats-Unis, la France, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Egypte, la Jordanie, les Etats du Golfe et l’Union européenne afin de faire avancer cette démarche.
Israë l tend à accepter l’idée d’une conférence internationale, à condition qu’il soit déclaré que le futur Etat palestinien sera démilitarisé et que les grands blocs de colonies resteront sous contrôle israélien, dans le cadre, semble-t-il, d’échanges de territoires.
La Syrie pourrait elle aussi être invitée à la conférence. L’émissaire américain, George Mitchell, se rendra après-demain à Damas et à Beyrouth pour voir s’il y a lieu de faire participer les Syriens aux pourparlers.