Le Parlement Européen jeudi a comparé le tort causé aux Palestiniens par l’action militaire israélienne "à des actes de terrorisme," et a appelé à une suspension de l’accord d’association de l’ Union Européenne et d’Israë l, si Israë l devait persister avec sa politique d’élimination.
L’accord, qui est entré en application en juin 2000, élève le statut politique et diplomatique d’Israë l dans ses relations avec l’Union Européenne au niveau financier et commercial.
Les observateurs israéliens ont qualifié ces décisions " de jour difficile " dans les relations entre Israë l et le Parlement Européen, mais ont dit qu’ils ne croyaient que la situation déclinerait au niveau des liens d’il y a deux ans, pendant que Tsahal avait décidé du déclenchement "Operation Defensive Shield."
Les décisions ont été prises après une journée de débats orageux. Quand il est devenu clair qu’il n’y aurait pas de majorité en faveur d’une suspension immédiate de l’Accord d’Association, on a fait passé deux articles de compromis avec une majorité de votes.
L’article 41 a déclaré que le Parlement Européen "réitère ses condamnations de tous les actes terroristes contre des populations civiles commises par les deux côtés," tandis que l’article 43 invitait les Palestiniens "à ne pas répondre à cette provocation la plus récente [l’élimination du chef du Hamas Scheik Ahmed Yassin] pour arrêter la spirale de violence et le terrorisme."
L’article 43 aussi déclare que le Parlement "réitère à cet égard sa position du 10 avril 2002 et invite le Conseil et la Commission à considérer l’acte en pleine conformité avec l’article 2 de l’accord d’association avec Israë l en cas de la poursuite de la politique d’élimination extrajudiciaire," une référence à la suspension de l’accord.
Jeudi, une investigation du Parlement européen a dit que l’aide d’Union européenne n’a pas été dirigée aux terroristes palestiniens effectuant des attentats sur des Israéliens, mais quelques députés ont mis en cause ces soi-disant découvertes.
L’Union Européenne est le plus grand donateur à l’Autorité Palestinienne. L’usage impropre présumé des fonds a aussi incité une enquête par le bureau d’anti-fraude de l’Union Européenne ; l’OLAF. L’enquête parlementaire a examiné les sommes d’argent distribuées de la fin de 2000 à la fin de 2002.
Le comité parlementaire a rencontré des fonctionnaires palestiniens pendant le cours de son enquête. Il a aussi regardé les documents remis par l’armée israélienne et le service de renseignement, qui tous les deux avaient allégué que l’aide financière de l’Union Européenne a été détournée pour financer le terrorisme.
"Il n’y a aucune preuve formelle, jusqu’à présent, que l’Union Européenne n’a pas trouvé que l’appui budgétaire direct a été employé pour financer des activités illégales, y compris le financement de terrorisme," dit le projet du rapport adopté par la commission d’enquête.
Mais à l’exposé de la nature controversée de la question, un groupe minoritaire de membres du comité a rapporté des découvertes légèrement différentes.
En acceptant qu’il n’y avait eu aucune preuve formelle que les fonds de l’Union Européenne avaient été employés pour financer des terroristes, ils ont dit que des soupçons existaient que le Président de l’Autorité Palestinienne Yasser Arafat avait en effet autorisé de tels paiements.
La Commission européenne, responsable de la distribution des fonds à l’Autorité Palestinienne, a été heureuse que le rapport principal n’ait trouvé aucun financement de terroristes.
Le porte-parole de la Commision des affaires extérieures, Emma Udwin a aussi noté que l’Union Européenne avait changé la manière de financer les Palestiniens et maintenant l’aide était attribuée pour des buts spécifiques.[NDT : une manière indirecte de reconnaître l’existence d’un "problème" dans l’attribution antérieure d’une aide "non ciblée"]
Auparavant, on remettait 10 millions d’euros par mois pour aider à payer les salaires des fonctionnaires palestiniens de secteur public.
Depuis avril 2003, on a commencé un nouveau système de répartition en deux tranches valant 40 millions d’euros chacun. L’argent est seulement remis si des conditions diverses sont réunies, comme la présentation de factures sur les projets que les Palestiniens doivent financer...