Le président Shimon Pérès, qui sera la première personnalité officielle israélienne à être reçue à la Maison Blanche par Barack Obama, rencontra lundi prochain le président américain, lors de sa visite à Washington, à la place de Benjamin Netanyahou.
C’était initialement le Premier ministre israélien qui devait faire le déplacement pour intervenir devant le lobby pro-israélien AIPAC (The American Israel Public Affairs Commitee), mais il a préféré demander à Shimon Pérès de le remplacer, jugeant prématurée une rencontre avec Barack Obama, avant que les grandes lignes de sa politique étrangère ne soient clairement établies, notamment en ce qui concerne le processus de paix avec les Palestiniens. Le chef du gouvernement rencontrera à son tour le président des Etats-Unis le 18 mais prochain.
A la Maison Blanche on a indiqué avoir voulu exploiter la visite de Shimon Pérès pour une rencontre "avec la personnalité ayant la plus grande connaissance de la politique israélienne et du processus de paix avec les Arabes".
Société
"Jour du souvenir, tous les jours"
La cérémonie officielle du souvenir des 22.570 soldats israéliens tombés au front et victimes du terrorisme, s'est déroulée mardi au Mont Hertzel à Jérusalem, en présence du président de l'Etat, Shimon Peres, du Premier ministre, Benjamin Nethanyahou, du président de la Knesset, Reouven Rivlin, de la présidente de la Cour suprême, Dorit Beinish, du chef-d'Etat Major des armées, Gaby Ashkenazy, du commandant général de la police, Doudi Cohen, de nombreuses autres personnalités et de milliers de familles endeuillées.
"En ce jour je m'adresse à vous, mes frères et mes sœurs, membres des familles endeuillées" a déclaré Benjamin Netanyahou, "en tant que Premier ministre d'Israël, mais également comme étant moi-même membre d'une telle famille. Je sais que pour les parents il ne peut y avoir ni consolation ni oubli, et que chaque jour est un jour du souvenir. Chaque matin nous nous réveillons avec ce manque que rien n'est capable de remplir".
Selon le chef du gouvernement : "ce qui a changé dans l'histoire juive, n'est pas la haine des juifs, mais notre capacité à nous défendre contre celle-ci (…) Aujourd'hui, ici à Jérusalem, je vous l'affirme ainsi qu'à tous les citoyens du pays : Plus jamais nous n'abandonnerons notre destin. Jamais nous ne perdrons plus nos forces de défense. Notre main est tendue à tous nos voisins pour la paix, mais que nos ennemis ne s'y trompent pas : Nous ne transigerons jamais sur la sécurité de l'Etat d'Israël".
Santé
Plusieurs cas déclarés de grippe porcine
Israël devient le 7e pays au monde où la grippe porcine a été découverte, après la confirmation des médecins de l'hôpital de Netanya que le jeune touriste israélien Tomer Vajim, revenu du Mexique, est bien atteint de cette maladie qui a déjà fait plus de 150 morts dans ce pays, et où 2000 personnes sont hospitalisées.
Le ministère de la Santé a indiqué que son état était "excellent" et que Tomer était traité médicalement contre la grippe porcine, mais qu'il resterait encore dans une chambre isolée, jusqu'à la disparition de tous les symptômes.
Dans l'après-midi ce même diagnostic était confirmé chez un autre israélien âgé de 49 ans revenu du Mexique 48 heures auparavant, et plusieurs autres cas semblent s'être déclarés chez des enfants, dont on attend les résultats d'analyse.
Justice
Condamnation de deux policiers
Le tribunal du district de Jérusalem a condamné à 8 ans et demi de prison ferme, le policier Shahar Boutvika qui a provoqué la mort d'un jeune palestinien âgé de 17 ans, dont la tête a mortellement heurté un rocher après que l'accusé l'ait poussé, à Hébron en décembre 2002, hors de la jeep, qui roulait entre 70 et 80 km/h, dans laquelle les policiers avait fait monter la victime.
Un des autres agents de la police des frontières présent dans le véhicule, qui a nié toute participation active dans cette affaire, a été condamné pour sa part à cinq ans et demi d'emprisonnement.
Le député de la droite sioniste nationaliste Michael Ben Ari, présent au procès, a déclaré "avoir honte devant la famille Boutvika" de ce verdict "en tant que membre de la Knesset". "Je ressens" a-t-il poursuivi "de la traitrise envers nos soldats et nos enfants, qui même s'ils ont fauté, restent nos enfants".
Shoah
Une bouteille à Auschwitz
Le rescapé français, Albert Veissid, dont le nom et le matricule sont mentionnés sur le papier trouvé à l'intérieur d'une bouteille à Auschwitz, daté du 9 septembre 1944, et qui porte également six autres noms de déportés, a déclaré être intrigué par cette mention, bien qu'il se rappelle effectivement avoir travaillé avec des ouvriers polonais à la restauration d'un bunker qui servait les SS.
Rappelons que le camp de concentration d'Auschwitz, qui est le plus important de tous ceux construits par les nazis, est "entré en service" en 1940, et que jusqu'à la libération le 27 janvier 1945, par l'armée russe, des seuls 7.650 rescapés qui y survivaient encore, au moins 1.100.000 juifs y ont été décimés.
Diplomatie
Bonnes relations de l'A.P avec Caracas
L'Autorité palestinienne a ouvert une représentation diplomatique à Caracas, capitale du Venezuela. Selon le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Malki, "dans le monde arabe, Hugo Chavez est le plus populaire des dirigeants internationaux grâce à son courage et au soutien qu'il nous apporte".
Rappelons que le président vénézuélien a récemment expulsé l'ambassadeur d'Israël dans son pays, Shlomo Cohen, après l'opération "plomb durci" de Tsahal contre les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza, et coupé ses relations diplomatiques avec l'Etat hébreu.
Chavez avait traité Israël d'Etat "assassin et génocidaire", l'accusant de "flagrantes violations du droit international" et de "terrorisme d'Etat" contre le peuple palestinien.
Autorité palestinienne
Condamnation à mort d'un vendeur de terrains
Au terme d'un procès qui a duré deux jours, un tribunal spécial a condamné à mort un Palestinien de Hébron accusé de "trahison" pour avoir vendu des terrains à des Israéliens, en conformité avec la législation en vigueur en Cisjordanie et à Gaza.
L'accusation a fourni au tribunal les preuves des transactions réalisées, et l'emplacement précis de ces terrains situés à Beit Omar à côté de Hébron, et requis la peine de mort contre le coupable.
La décision du tribunal doit cependant être avalisée par le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui, par le passé, a refusé à plusieurs reprises d'entériner de tels verdicts.
Monde arabo-musulman
"La paix contre la paix, cela n'existe pas"
C'est ce qu'a déclaré le président syrien dans un entretien accordé au quotidien Asharq Alawsat, rejetant ainsi les récentes affirmations d'Avigdor Lieberman qui repoussaient le principe de restitution de territoires en échange d'un accord de paix, tout en indiquant que la Syrie ne pouvait constituer un partenaire de négociations, puisque soutenant des organisations terroristes ayant pignon sur rue à Damas.
Bachar el-Assad a par contre assuré à ce sujet que "jamais, et à aucune condition, le Hezbollah et le Hamas n'attaqueront Israël par l'intermédiaire de la Syrie".
Défendant d'autre part l'organisation terroriste chiite de Nasrallah, dont une cinquantaine de membres ont été arrêtés en Egypte (qui avait alors accusé Damas de faire partie de "l'axe du mal") Assad a déclaré que les hommes du Hezbollah n'avaient aucunement l'intention de commettre des attentats sur le sol égyptien.
Le président syrien a ensuite réaffirmé, que les négociations avec Israël, conduites par Ehud Olmert sous médiation turque, avaient été sur le point ultime d'aboutir à un accord, et même plus proches de la finalisation que lorsque son père, Hafez el-Assad, avait négocié en 2000 le retrait du Golan avec le gouvernement israélien, dirigé à l'époque par Ehud Barak.
Nouvelles brèves
Israël, le 28/04/09
JUSTICE :Le conseiller juridique du gouvernement, Meny Mazouz, a annoncé qu'il compte déposer un acte d'accusation contre le chef du parti arabe Hadash, le député Mohammad Barakeh, pour actes de violence contre des policiers lors d'une manifestation à Nazareth en juillet 2007.
DIVERS : Cinq touristes ont été blessés lors de l'écroulement d'un toit bâché près du lac du Kineret. Ils ont été évacués vers l'hôpital de Poriyah de Tibériade.
TERRORISME : La police des frontières a arrêté deux jeunes Palestiniens suspectés avoir eu l'intention de perpétrer un attentat dans le Caveau des patriarches à Hébron, avec les couteaux qu'ils portaient sur eux.
HAMAS : Youssef Abu Zohari, le frère d'un haut responsable du Hamas, a été arrêté par les autorités égyptiennes pour être entré illégalement dans le pays, probablement par un souterrain de la bande de Gaza.
SECURITE : Deux Palestiniens recherchés par les forces de l'ordre ont été arrêtés au cours de la nuit par Tsahal à proximité de Ramallah et de Naplouse.
ETRANGER: La police de Boston a annoncé que le jeune Israélien, paniqué, qui a essayé de pénétrer de force dans la cabine de pilotage lors d'un vol New-York Tel-Aviv, il y a plusieurs jours, contraignant l'appareil à se poser à Boston, va subir un contrôle psychiatrique.
Nouvelles brèves, International
Monde, le 28/04/09
IRAN : Mehdi Karroubi qui est candidat aux prochaines élections présidentielles, a accusé Ahmadinejad d'avoir causé une grave détérioration aux relations de l'Iran avec la communauté internationale, suite à ses propos extrémistes.
SOMALIE : Un commando de la marine militaire espagnole a interpellé 9 pirates suspectés avoir attaqué un bâtiment italien dans le golfe d'Aden.
SUISSE : Un récipient contenant des souches de virus de la grippe porcine, qui devait arriver aux chercheurs du centre de la grippe en Suisse, s'est brisé lors du voyage dans un train.
NOUVELLE ZELANDE : Les autorités médicales ont confirmé que 11 personnes sont contaminées par la grippe porcine.
NIGERIA : 27 militaires de carrière, dont trois femmes, qui ont protesté contre leurs conditions de salaires ont été condamnés par un tribunal militaire à la prison à perpétuité pour "rébellion".
COREE DU SUD : Un premier cas de grippe porcine vient d'être découvert en Corée du sud.
GRANDE BRETAGNE : Le Guardian rapporte que les écoles britanniques devront désormais prodiguer à leurs élèves des cours d'éducation sexuelle. Parallèlement les établissements religieux seront autorisés à condamner homosexualité et relations extraconjugales.
USA : Les autorités médicales américaines ont autorisé aux médecins une prescription plus large de médicaments contre la grippe pour tenter d'éviter la propagation du virus de la grippe porcine.
VENEZUELA : Le Venezuela a rappelé son ambassadeur au Pérou, qui a accordé le droit d'asile au leader de l'opposition vénézuélienne, Manuel Rosales, soupçonné de corruption.
MEXIQUE : Selon un dernier bilan publié ce mardi matin, 152 personnes sont mortes de la grippe porcine. Tous les établissements scolaires et universitaires du pays sont fermés à partir de ce jour.
THAILANDE : 5 islamistes armés ont tué neuf civils en pénétrant de force dans une maison au sud de la Thaïlande.
IRAN : 2 Iraniens accusés de meurtre, et un autre de trafic de drogue, ont été pendus par les autorités.
Médias et Internet
Négationnisme palestinien: L’Etat juif, c’est comme les chambres à gaz, ça n’a jamais existé - Macina
© Menahem Macina - www.upjf.org
La chose ne devrait pas surprendre, venant d'un dirigeant politique dont le passé négationniste est avéré. Rappelons, en effet, qu'il a soutenu, "en 1980, au Collège oriental de Moscou, une thèse de doctorat sur les « relations secrètes entre le mouvement sioniste et les dirigeants de l’Allemagne nazie ». [...] Il y soutient [...] que des dirigeants du mouvement sioniste ont collaboré avec les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale pour augmenter le nombre de victimes juives et ainsi pousser la communauté internationale à soutenir la création de l’État d’Israël." [*]. (Menahem Macina).
[*] Citation extraite du site de Radio Canada.
A en croire Le Nouvel Observateur, au cours d’une allocution prononcée à Ramallah, le 27 avril, le président palestinien aurait réagi à l’exigence de Benjamin Netanyahu d’une reconnaissance, par l'Autorité palestinienne, du caractère juif de l'Etat hébreu, par ces mots :
« Etat juif, c'est quoi ça ? Vous pouvez vous faire appeler comme ça vous plaît, mais moi je ne l'accepte pas et je le dis publiquement ».
Or donc, Monsieur Abbas supporte (à la rigueur) que l’on parle d’Israël et d’Israéliens, mais, nous voilà prévenus, il ne considérera jamais cet Etat comme "juif".
En bonne logique, on devrait s’attendre à ce qu’il s’abstienne ostensiblement de parler d’Etat français, allemand, italien, etc. Seules seraient donc décentes, à ses yeux, les appellations d’"Etat de France", "Etat d’Allemagne", "Etat d’Italie", etc.
Pour autant que je sache, personne n’est choqué d’entendre parler des Français, des Allemands, des Italiens, etc. En effet, il est notoire que les citoyens d’un pays sont désignés par l’épithète correspondant au nom de leur patrie. C’est d’ailleurs un usage multimillénaire et universel.
Pourquoi, dans ces conditions, les Juifs, dont Israël est l’Etat, seraient-ils les seuls citoyens au monde à n’avoir point le droit de donner à leur Etat le nom du peuple qu’ensemble, ils constituent?
Il faut se souvenir que, depuis qu’ils sont dispersés dans le monde, les descendants des tribus issues d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, sont appelés "Juifs". L’étymologie de ce nom le prouve sans l’ombre d’un doute. Il a été formé d’après le nom du territoire géographique où vivait le peuple hébreu, et qui fut appelé romains Iudaea (Judée) par les conquérants romains. Des milliers de textes anciens attestent les termes Iudaea et Iudaei, eux-mêmes traduits littéralement de l’hébreu "Yehudah" (Judée) et "Yehudim" (Juifs).
Même après leur émancipation par la Révolution française, on continua d’appeler "Juifs" les descendants de ce peuple.
Passons rapidement sur le tragique témoignage de l’étoile, frappée du mot Iude - Juif, que les membres de ce peuple de "sous-hommes" devaient coudre sur leurs vêtements, durant l’occupation nazie de l’Europe.
Enfin, suprême ironie de situation, de nos jours, la "rue palestinienne" n’utilise que rarement le terme d’"Israéliens" pour désigner les citoyens de l’Etat "usurpateur" de la Palestine, mais celui de "Yahoud", nom collectif arabe qui signifie précisément "Juif". Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter les radios arabes, ou d’entendre, dans les territoires dits "occupés", le ton ironique, méprisant, ou rageur, sur lequel est éructé ce terme honni.
La haine et la rancœur que nourrissent les musulmans envers les Juifs, sont d’autant plus inexpiables qu’elles figurent en lettres de feu dans le livre le plus sacré et le plus normatif de l’islam, le Coran.
Si Mahomet fut prophète, c’est par la lucidité supranaturelle de sa perception des Juifs. Il les a trop fréquentés, dans son désir ardent de leur faire accepter la soumission musulmane, sa prédication s’est trop brisée contre le mur de bronze de leur foi indéfectible, pour qu’il ait pu nourrir quelque illusion à leur propos. Ayant réalisé que ce peuple n’abjurerait jamais ses croyances ; qu’il resterait irréductible jusqu’à la fin des temps ; qu’il constituerait le seul obstacle insurmontable face à son rêve d’hégémonie mondiale de l’islam ; il l’anathématisa et lui prédisit non seulement le massacre, mais les flammes de l’enfer.
Sachant que, pour les musulmans fondamentalistes, le Coran est la Parole de Dieu qui s’accomplit à la lettre, et que la religion juive y est décrite comme le type même de la mauvaise et fausse croyance, il ne faut pas s’étonner de la haine sacrée qu’elle inspire aux fidèles de l’islam. Véhiculé et amplifié par une tradition inlassablement prêchée dans les mosquées et omniprésente dans la culture musulmane, l’antisémitisme fait non seulement partie intégrante de la psyché des musulmans intégristes, mais elle a également contaminé les moins religieux d’entre eux, rendant inexpiable le conflit politique entre Israéliens et Palestiniens.
Mahmoud Abbas n’a rien d’un fanatique religieux. C’est un musulman éclairé et cultivé. Sa répulsion à l’idée même qu’Israël soit l’Etat des Juifs, n’en est que plus typique du caractère pathologique de ce nouvel/ancien négationnisme. Cette obsession mortifère est si profondément enkystée dans les profondeurs du subconscient - peuplé d’archétypes obscurantistes nés en Arabie au septième siècle de notre ère – d’une grande partie du monde musulman, qu’elle empêche ceux qui en sont atteints de voir autre chose que des descendants d’Occidentaux prédateurs, dans ces Juifs venus faire revivre leur patrie d’antan qui a eu l’infortune de devenir "terre d’islam". On sait, en effet, que les "infidèles" qui ont eu l’audace de prendre possession ne serait-ce que d’une parcelle du "dar al islam" sont en butte à une guerre incessante, qui ne prendra fin qu’avec leur expulsion, ou leur extermination.
Telles sont les prémisses de la "solution à deux Etats", dont l’un a usurpé le nom biblique latinisé de "Palestinien" et revendique la terre et la capitale de l’autre, auquel il refuse même le droit de se donner le nom de "Juif".
© Menahem Macina - www.upjf.org