Le leader du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) voulait, en se rendant à Gaza, "témoigner de sa solidarité avec la population palestinienne et avec ceux qui, en Israël, s’opposent à la politique criminelle de leur Etat". Peine perdue : Olivier Besancenot a été refoulé, lundi 20 avril, à la frontière entre Israël et la bande de Gaza.
"On a été reconduits par les autorités israéliennes", a expliqué M. Besancenot. C’est un "refus catégorique. On nous a dit non", a-t-il ajouté en précisant avoir attendu deux ou trois heures en vain au point de passage d’Erez, entre Israë l et le territoire palestinien. "La raison invoquée, c’est que les délégations politiques n’ont pas le droit de rentrer à Gaza", contrairement aux délégations humanitaires et diplomatiques.
Un responsable militaire israélien a expliqué ne pas être au courant du cas spécifique de M. Besancenot et de sa délégation, indiquant que "pour obtenir l’autorisation d’entrer à Gaza, une demande doit être déposée plusieurs jours à l’avance auprès de l’armée qui décide en dernière instance".
Le dirigeant du NPA a rencontré samedi des militants d’extrême gauche, israéliens et palestiniens, juifs et arabes, engagés "dans la lutte contre l’occupation israélienne". Il s’est entretenu dimanche à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, avec Hussein Khader, député du parti Fatah de M. Abbas. Son retour en France est prévu mardi.