NO COMMENT !
Question : Israël a procédé ce matin a plusieurs arrestations des membres du Hamas en Cisjordanie, y compris des élus du mouvement palestinien dont plusieurs douzaines d’élus sont déjà dans les prisons israéliennes. Quelle est votre réaction à ces opérations en territoire palestinien occupé et avez-vous une réaction aux menaces israéliennes de durcir des conditions pour les Palestiniens déjà détenus par Israël depuis longtemps : privation ou limitation des transferts d’argent, restrictions sur les visites, l’éducation et l’accès aux media, TV etc. ?
Réponse : Notre position de principe sur l’arrestation d’élus palestiniens est connue.
Comme l’Union européenne, la France réitère son appel à la libération des femmes, des mineurs et de tous les élus palestiniens actuellement détenus dans les prisons israéliennes.
S’agissant des prisonniers palestiniens, à notre connaissance, aucune mesure n’a encore été prise dans le sens que vous évoquez.
Nous rappelons notre attachement, si la situation le justifiait, au plein respect par Israë l de ses obligations internationales, au titre de la 4è convention de Genève, s’agissant du traitement et des conditions de détention des prisonniers palestiniens.
Je voudrais enfin, à quelques jours du 1000ème jour de détention de Gilad Shalit, exprimer de nouveau notre préoccupation quant à la situation de Gilad Shalit et notre détermination à rester mobilisés pour obtenir sans délai ni condition sa libération.
Question : Le blocage dans les discussions que gère l’Egypte entre Israéliens et Palestiniens semble confirmé : pas de libération de prisonniers palestiniens pas de libération du prisonnier Shalit. Est-ce que cela va avoir des répercussions sur l’établissement d’un cessez-le-feu et retarder la levée du blocus de Gaza ?
Pouvez-vous commenter ce blocage, surtout que la France était bien impliquée dans le lancement de ce processus d’apaisement ?
Réponse : Comme vous le savez, la France appelle à la consolidation du cessez-le-feu qui passe en priorité par la réouverture des points de passage, la reconstruction de Gaza, la fin de la contrebande d’armes et la réconciliation palestinienne, conformément à la résolution 1860. L’ouverture des points de passage depuis et vers Gaza est absolument indispensable pour permettre aux populations de Gaza d’avoir une vie normale.
S’agissant de Gilad Shalit, la France a toujours appelé et continuera d’appeler à sa libération immédiate et inconditionnelle.
Nous continuons à espérer que ces deux priorités, traitées parallèlement, connaîtront, dans l’intérêt de tous, des issues rapides et positives.