Israël s’est félicité samedi de la décision des Etats-Unis de boycotter la Conférence "Durban II" de l’ONU sur le racisme, qualifiant cet évènement d’"antisémite". "Sous couvert de lutte contre le racisme, cette conférence est grossièrement antisémite et anti-israélienne. La décision des Etats-Unis doit servir d’exemple à d’autres pays qui partagent nos valeurs", a déclaré la ministre israélienne Tzipi Livni, dans un communiqué.
Un dirigeant du parti Likoud (droite), le député Sylvan Shalom, a également approuvé ce boycottage.
"Je félicite les Etats-Unis de cette décision, qui prouve que le gouvernement américain est fidèle à ses engagements envers Israë l", a-t-il indiqué dans un communiqué.
"C’est une preuve supplémentaire des liens étroits qui unissent nos deux pays", a-t-il ajouté.
Le ministre des Affaires sociales, Yizthak Herzog, également chargé de la lutte contre l’antisémitisme à l’étranger, a pour sa part approuvé "la décision morale" prise à Washington.
"Les Etats-Unis ont compris que l’hostilité émanant de cette conférence s’inscrit dans le cadre de la haine contre Israë l et le peuple juif, et leur décision aura un sérieux effet sur d’autres pays, car elle va éclairer le monde libre sur une voie plus juste".
Les Etats-Unis ne participeront pas à la Conférence "Durban II" de l’ONU sur le racisme, qui doit se tenir fin avril à Genève, a indiqué vendredi un responsable du département d’Etat sous le couvert de l’anonymat.
"Nous ne nous engagerons pas plus avant dans le processus de Durban II", a déclaré à l’AFP ce haut responsable du département d’Etat.
La Conférence "Durban II" sur le racisme doit se dérouler du 20 au 24 avril au Palais des Nations à Genève. Elle doit assurer le suivi de celle qui s’était déroulée en 2001 dans la ville sud-africaine et qui s’était terminée dans la confusion et sur des accusations d’antisémitisme.
Les Etats-Unis et Israë l avaient claqué la porte en protestant contre le ton anti-israélien de la réunion.
Le département d’Etat américain avait envoyé à Genève une délégation chargée de prendre part aux discussions préparatoires, en soulignant qu’aucune décision n’était encore prise quant à la participation ou non des Etats-Unis à la conférence.