Reçue vendredi par Benyamin Nétanyahou, Tzipi Livni, chef de Kadima, a de nouveau refusé d’intégrer un gouvernement de coalition avec le Premier ministre israélien désigné. "Cette réunion s’est achevée sans accord sur les questions qui sont essentielles pour moi", a déclaré Tzipi Livni à l’issue de cette rencontre à Tel Aviv. "Il pourrait y avoir un gouvernement qui ferait avancer ces questions. A l’heure actuelle, sur la base de la discussion que j’ai eue dans la pièce voisine, ce gouvernement ne sera pas celui de Nétanyahou".
La chef de Kadima (centre-droit) n’a toutefois pas définitivement fermé la porte à une coalition avec les conservateurs du Likoud, et Benyamin Nétanyahou a encore cinq semaines pour former son gouvernement.
Livni et Nétanyahou s’opposent principalement sur la création d’un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. La chef de Kadima y est favorable, au contraire du chef du Likoud.
En cas de refus définitif de Livni, Benyamin Nétanyahou pourra former un gouvernement avec les nationalistes et les partis religieux, qui lui garantira une majorité de 65 sièges sur les 120 de la Knesset, le Parlement israélien. Mais cette faible marge de manoeuvre rendra ce gouvernement vulnérable à toute défection, tandis qu’une coalition ouverte au centre, outre sa plus grande stabilité, permettrait de relâcher la pression internationale sur Israë l et serait plus conforme aux attentes de la nouvelle administration Obama, qui a promis de s’engager de "manière plus agressive" dans le processus de paix au Proche-Orient. AP