Les riverains et personnes présentes dans la synagogue d’un quartier périphérique de Toulouse contre laquelle une voiture en feu a été lancée lundi soir évoquaient ce matin "l’acte d’un déséquilibré", en lien vraisemblablement avec les événements du Proche-Orient. Des employés de la mairie de Toulouse s’activaient à nettoyer le trottoir devant la synagogue "Les portes de la vérité", située dans une rue étroite du quartier de Bagatelle, dont le portail a été endommagé sur un côté.
Selon Edouard Elbaz, un "fidèle de tous les jours", c’est "un déséquilibré qui a dà » faire cela, c’est tout". "Ce qui se passe au Proche-Orient peut être mal interprété par certains", a-t-il ajouté.
La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a dénoncé ce matin un "acte débile et révoltant" et a souhaité que le ou les auteurs soient retrouvés "rapidement".
La présidente du Conseil des institutions juives de Toulouse et de Midi-Pyrénées, Nicole Yardeni, s’est dite "plus triste que révoltée" après cette action.
Lundi soir, une voiture lancée contre la grille de la synagogue a été incendiée par un cocktail molotov, provoquant de légers dégâts sur le portail. Une deuxième voiture, garée à environ 50 mètres de l’établissement religieux, a été découverte contenant des engins incendiaires, selon la police.
Aucune des personnes qui assistaient à un enseignement du rabbin Jonathan Guez n’a été blessée, ont confirmé ce matin des personnes devant la synagogue, présentes lundi soir dans le bâtiment.
"C’est de la bêtise humaine de s’attaquer à un lieu de culte", a souligné ce matin Hafid El Alaoui, président de la Maison de quartier de Bagatelle, qui oeuvre chaque semaine au rapprochement entre les communautés.