Il est 10 h. La sirène retentit, perçant le silence durant deux minutes. C’est Yom HaShoah, le Jour du Souvenir de la Shoah. Et nous sommes à Roglit, devant ce mur de 35 mètres de long, gravé de dizaines de milliers de noms. Ce ne sont pas de simples noms, mais ceux des 80 000 Juifs déportés de France. Grâce au travail acharné de Serge et Beate Klarsfeld, ces noms ont été identifiés, rattachés à des convois, et inscrits ici, en lettres minuscules mais indélébiles.
Tout autour, 80 000 arbres ont été plantés dans la forêt qui entoure Roglit, près de Bet Shemesh – un arbre pour chaque victime. Ce lieu est devenu une mémoire vivante, enracinée dans la terre d’Israël.
Le combat contre l’oubli
par le Pasteur Gérald Fruhinsholz,
Article mis en ligne le 26 avril 2025