Bandeau
DESINFOS.COM
Slogan du site

Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit
pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël

Israë l commence le processus de transfert des terroristes du Hezbollah
le Flash info du Jerusalem Post édition française
Article mis en ligne le 14 juillet 2008

Les préparations finales sont en cours en Israë l comme au Liban pour l’échange de prisonniers qui se déroulera mercredi prochain à9 h du matin au lieu de Rosh Hanikra, àla frontière entre les deux pays, rapporte aujourd’hui le journal libanais As-Safir.

En Israë l, le personnel de service des prisons a transféré quatre terroristes détenus au sud du pays vers la prison d’Hadarim près de Netanya, où est également emprisonné le meurtrier Samir Kuntar.

Une fois là-bas, ils y resteront jusqu’àce que les deux soldats kidnappés Ehoud Goldwasser et Eldad Réguev soient rapatriés en Israë l.

Pendant ce temps, As-Safir annonce qu’au Liban, le Hezbollah a décidé de nommer cet échange “l’opération Radwan†, en référence au terroriste numéro un du Hezbollah Imad Moughnyieh dont le nom de guerre était Hajj Radwan et tué en février dernier dans l’explosion d’une voiture àDamas.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah annoncera officiellement le nom de cette opération lors d’un rassemblement àl’occasion de la libération des prisonniers libanais, dans le quartier de Dahiya de Beyrouth mercredi.

Craintes d’une attaque du Hezbollah après l’échange

Israë l craint que le Hezbollah ne fomente une attaque àla frontière Nord suite àl’échange de prisonniers prévu cette semaine.

Selon plusieurs analyses, la milice chiite pourrait profiter de la période suivant le transfert pour "changer les règles". De récents entretiens accordés par les leaders du Hezbollah confirment également l’éventualité d’une attaque.

Par conséquent, Tsahal a relevé le niveau de vigilance le long de la frontière israélo-libanaise. Après deux ans de calme relatif, l’armée se prépare àla possibilité de nouvelles tentatives d’enlèvements ou même d’incursions dans des villages israéliens frontaliers.

Depuis la guerre de 2006, deux incidents se sont produits dans le Nord d’Israë l : d’abord àKiryat Shmona puis àShlomi, des roquettes ont été tirées par des membres du Djihad islamique - et non par le Hezbollah.

Selon des représentants de la Défense, le groupe chiite trouvera encore beaucoup de raisons d’attaquer l’Etat hébreu, même après l’échange. Ces raisons incluent la vengeance déclarée suite àla liquidation de son commandant militaire, Imad Moughniyeh. L’acte avait été attribué àl’armée israélienne.

La Défense craint par ailleurs que, par ses nouvelles responsabilités au sein du gouvernement libanais, le Hezbollah tente d’empêcher le renouvellement du mandat de la FINUL - les forces de maintien de la paix des Nations unies dans le Sud-Liban.

Nouvelles photos de Ron Arad

22 ans après la disparition du pilote israélien, deux photos de Ron Arad ainsi que trois lettres et des extraits de son journal intime ont été remis àson épouse Tami, dimanche 13 juillet.

Ces nouveaux documents étaient contenus dans le rapport de 80 pages rendu par le Hezbollah et détaillant les recherches de la milice chiite effectuées sur le sort du pilote. Ron Arad a été capturé vivant en 1986 au Liban.

Selon l’avocat de la famille, Eliad Shraga, toutes les lettres étaient adressées àTami et évoquaient notamment l’amour qu’il éprouvait pour sa femme et leur fille Youval. Bien que les documents écrits soient restés uniquement aux mains de sa famille, deux photos du pilote disparu ont été publiées dimanche.

Ce rapport, qui ne résout toujours pas l’énigme concernant le destin de Ron Arad, constitue la première étape de l’échange de prisonniers conclu avec le Hezbollah. Selon Tami Arad, le Hebollah détient encore de nombreuses informations sur son mari et exige que l’organisation islamiste transmette le tout aux autorités israéliennes. Certains amis d’Arad demandent même que les documents supplémentaires soient remis avant de procéder aux prochaines étapes de l’accord.

Ce n’est pas la première fois que des éléments nouveaux font surface. En octobre 2007, Tami Arad avait reçu une lettre de son époux qui avait été remise àIsraë l dans le cadre d’un autre accord avec le Hezbollah. Cet accord consistait par ailleurs àrécupérer le corps de Gavriel Daweet, un habitant de Beersheva qui s’était noyé près de Nahariya en 2005 et dont le corps avait été repêché au Liban.

Nouvelles lois antiterroristes

Moins de deux semaines après l’attaque de Jérusalem, la législation rédigée par le député Gideon Saar (Likoud) pour limiter les avantages sociaux des familles des terroristes devait être débattue àla Knesset lundi 14 juillet. Dwayat, 30 ans, a été tué par balle au cours de l’attentat. Vivant dans le quartier de Tsour Baher àJérusalem, il était détenteur d’une carte d’identité bleue, permettant àlui et sa famille de bénéficier de prestations sociales, dont les paiements de la Sécurité sociale attribués àla mort d’un membre de la famille.

Les législateurs ont rapidement réagi. Selon eux, les Arabes israéliens liés àdes attentats terroristes ne devraient pas profiter de ces avantages.

Une série de projets de loi ont déjàété présentés àla Knesset la semaine dernière. Une nouvelle proposition - introduite après l’attentat de la yeshiva Mercaz Harav, également perpétré par un habitant de Jérusalem-Est doté du statut de résident permanent - a été soumise en première lecture lundi 14 juillet par les commissions du travail, des affaires sociales et de la santé de la Knesset.

En mai, plus d’un mois avant le dernier attentat, Saar avait proposé un amendement àla loi de la Sécurité sociale encourageant les services d’assistance sociale et le ministre des Services sociaux àannuler les paiements d’enterrement pour les obsèques de citoyens auteurs d’un attentat.

Actuellement ces services, ainsi que le ministère, ne disposent pas de ce pouvoir, s’est plaint Saar, bien que la loi permette au ministre d’annuler les allocations d’invalidité et les retraites dans des affaires semblables.

"Refuser des allocations aux citoyens israéliens impliqués dans le terrorisme ainsi que le financement de leur enterrement aura un effet préventif significatif dans la lutte contre le terrorisme", a déclaré Saar.

PROCHE-ORIENT

Sueleiman menace d’utiliser la force

Si la diplomatie échoue àrendre au Liban “les territoires occupés par Israë l†, l’armée les reprendra par la force, a déclaré hier le président libanais Michel Sueleiman.

Ce dernier a prononcé ces paroles lors de la conférence de presse qui a suivi un entretien avec le président syrien Bashar Assad alors que se déroule àParis le sommet pour l’Union de la Méditerranée. Cependant, Sueleiman a précisé que l’option militaire était un ultime recours.

Assad a ajouté que le Liban avait un rôle important àjouer dans le processus de paix au Moyen-Orient et qu’àl’avenir, tout progrès dans les négociations entre Israë l et le Liban se ferait en coordination avec la Syrie.

En même temps, les forces armées libanaises ont construit une route et ont établi, pour la première fois depuis le retrait d’Israë l de cette partie du Liban en 2000, des positions militaires dans les fermes de Sheba situées dans la région du mont Dov. L’Etat hébreu a interprété ces gestes comme une déclaration de propriété.

Les responsables de la Défense israélienne ont confirmé ces faits rapportés par les médias libanais, mais n’ont pas commenté leurs significations.

D’après ce que rapportent les sources libanaises, l’armée a pavé une route dans la ferme de Bastara, qui se trouve du côté libanais de la ligne internationale de démarcation de la frontière, àjuste 300 mètres du territoire qu’Israë l a conquis en 1967.

Le Hamas : Tony Blair àGaza dans la semaine

Un porte-parole du Hamas a déclaré que Tony Blair, représentant du Quartet (UE, ONU, Etats-Unis et Russie) au Proche-Orient, se rendra en visite dans la bande de Gaza cette semaine.

Il s’agira de la première visite de l’ancien Premier ministre britannique àGaza depuis que le Hamas y a pris le contrôle en juin 2007.

La communauté internationale, qui ne reconnaît pas le gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza, craint que toute visite ne soit interprétée comme une approbation de l’organisation terroriste antisioniste.

Ismail Ridwan, le porte-parole du Hamas, a annoncé que son groupe prendrait des dispositions de sécurité lors de la venue de Blair, sans pour autant affirmer que ce dernier rencontrerait le mouvement islamiste.

Des hommes d’affaires palestiniens, sous couvert d’anonymat car la visite n’est pas encore officielle, ont déclaré de leur côté que le représentant britannique avait l’intention de rencontrer des commerçants.

Le bureau de Tony Blair n’a fait aucun commentaire.

Bashar el-Assad veut “la politique européenne" au Proche-Orient

Bashar el-Assad a déclaré aujourd’hui qu’il souhaitait que "la France mène la politique européenne" au Proche-Orient "parce qu’elle connaît bien la région sur le plan géographique, culturel et politique".

Le président syrien a insisté sur la radio France-Inter sur le "besoin d’une stabilité au Proche-Orient" et "c’est dans ce cadre que s’inscrit le retour des relations franco-syriennes", a-t-il déclaré.

Assad a justifié son refus de se faire photographier avec son homologue israélien Ehoud Olmert parce qu’il attendait de ce sommet "des résultats concrets" et non pas "symboliques qui pourraient créer la polémique".

Par ailleurs, Assad a annoncé l’intention de la Syrie "de commander des Airbus àla France". Il a également "invité le directeur de Total" àle rencontrer car la société pourrait investir en Syrie pour mener "des fouilles" et "transporter le pétrole depuis l’Irak vers la Méditerranée".

INTERNATIONAL

UPM : la notion d’état-nation pose problème

Bernard Kouchner a annoncé lundi que le texte final du sommet sur l’UPM devait "être encore un peu corrigé" en raison d’un "dernier moment de blocage entre les Israéliens et les Palestiniens".

"Au dernier moment, nous avons échoué, peut-être àune demi-heure près, sur un mot", a déclaré sur Europe-1 le ministre des Affaires étrangères, précisant que le point d’achoppement résidait dans le concept de "l’Etat-nation, l’Etat national et démocratique".

"National, cela sous-entend toute une difficulté de retour des réfugiés, d’Etat juif ou pas juif, d’Etat palestinien", a expliqué Bernard Kouchner.

"Le processus de paix s’il se porte bien au sommet, va cependant mal àla base", a-t-il averti, citant notamment les "difficultés de circulation en Palestine".

Le ministre des Affaires étrangères s’est félicité néanmoins du lancement de l’UPM en présence des dirigeants de 43 pays, un sommet qui s’est déroulé selon lui "avec la paix en arrière-fond".

La déclaration finale d’une dizaine de pages adoptée dimanche ne fait pas de référence directe au concept d’Etat-nation et renvoie àce sujet aux conclusions de la réunion de Lisbonne de novembre 2007, ainsi qu’au processus d’Annapolis.


Barack Obama se rendra àRamallah

Le candidat démocrate àla présidentielle américaine Barack Obama se rendra dans les Territoires palestiniens au cours de sa tournée au Proche-Orient, la semaine prochaine, a annoncé un responsable de l’Autorité palestinienne.

Le principal négociateur palestinien Saeb Erekat, présent àParis àl’occasion du sommet de l’Union pour la Méditerranée, a précisé qu’Obama se rendrait le 23 juillet prochain àRamallah où il devrait s’entretenir avec le président de l’AP, Mahmoud Abbas.

Erekat a souligné que les Palestiniens "saluaient cette rencontre". Il a ajouté qu’en cas de victoire lors de la présidentielle du 3 novembre, les Palestiniens espèrent "qu’[Obama] montrera la voie vers la paix entre Israë l et les Palestiniens".

Le candidat républicain àla présidence américaine, le sénateur John McCaine, s’était rendu en Israë l en mars dernier mais n’avait rencontré aucun responsable palestinien.